Artemis II

Tout est prêt pour la mission Artemis II qui ramène 4 astronautes (et la mascotte Rise) sur la Lune le 1er avril

La mission Artemis II a une date, quatre astronautes et même une mascotte : voici ce que l'on sait du vol de la NASA

Pendant des années, cela est resté en annonces, en reports, en feuilles de route corrigées au fur et à mesure. Artemis II a enfin des contours plus clairs. La NASA a indiqué le 1er avril 2026 comme date de départ, avec une fenêtre de lancement qui, vue d'Italie, tombe dans la nuit du 1er au 2 avril. C'est l'étape qui transforme véritablement le programme Artemis : après le test sans pilote d'Artemis I, il y aura cette fois des gens à bord.

La mission durera une dizaine de jours et emmènera quatre astronautes dans un voyage autour de la Lune à bord de la capsule Orion, lancée par la fusée SLS. Le profil de vol comprend une première phase en orbite terrestre, puis la poussée vers l'espace lointain, le passage autour de la Lune et enfin le retour sur Terre. Pas d'alunissage pour cette mission. La tâche ici en est une autre : vérifier que le système tient réellement le coup avec un équipage à bord, sur une trajectoire qui sort de l'orbite basse et remet la NASA sur une trajectoire lunaire après plus d'un demi-siècle.

Tester Orion et SLS avec un équipage lors d'un vol autour de la Lune

L'équipage choisi pour Artemis II est composé de Reid Wiseman, commandant de mission, Victor Glover, pilote, Christina Koch et Jeremy Hansen, spécialiste de mission. Ce sont quatre noms qui donnent déjà le ton du projet. Il y a l’expérience de la NASA, il y a la dimension internationale, il y a l’idée d’une mission qui doit tester les procédures, la résistance, l’habitabilité et les communications en conditions réelles. Hansen, en fait, vient de l'agence spatiale canadienne et montre encore plus clairement que cette nouvelle saison lunaire se déroule dans un cadre partagé entre plusieurs partenaires.

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Le cœur de la mission est ici. Artemis II sert à tester ce qui, dans les prochaines étapes, amènera les astronautes encore plus loin. Orion devra démontrer qu'il peut accompagner un équipage durant toutes les phases du voyage. Les systèmes embarqués devront fonctionner dans un environnement très différent de celui de l’orbite terrestre basse. Les communications, la navigation, le maintien de la vie et la gestion opérationnelle des vols devront maintenir chaque détail ensemble sans grandes marges. Il s'agit bien sûr d'une mission test, mais c'est aussi le moment où le programme cesse d'être une simple promesse et se mesure à l'espace réel.

Il y a aussi un élément symbolique très fort. Si cela reste le plan, l'équipage d'Artemis II parcourra une telle distance qu'il pourra dépasser le record établi par Apollo 13 pour la plus grande distance de la Terre jamais touchée par l'homme. À l’intérieur d’une telle donnée se trouve la pleine mesure du saut : non pas un simple voyage de prestige, mais un voyage qui ramène le corps humain dans une zone de l’espace restée en dehors de la pratique des missions habitées pendant des décennies.

Une mascotte volera également sur Artemis II

Outre les données techniques, les noms des équipages et les procédures, il existe également un détail beaucoup plus petit qui accompagne presque toujours les vols spatiaux avec des humains. La mascotte d'Artemis II s'appelle Rise et fera office d'indicateur de microgravité. En pratique, ce sera l'objet qui, une fois l'apesanteur atteinte, commencera à flotter à l'intérieur de la capsule, montrant immédiatement que le vol est entré dans une nouvelle phase.

Rise a été présenté quelques jours avant le lancement prévu et rappelle, déjà dans son nom et son inspiration visuelle, l'une des images les plus célèbres de l'ère Apollo : Earthrise, la Terre vue s'élever au-delà de l'horizon lunaire lors de la mission Apollo 8. Il s’agit d’une référence simple et lisible, très américaine dans la manière dont elle articule mémoire et récit public. Au sein d'une mission pleine de procédures et de contrôles, ce petit chiffre sert aussi à cet objectif : donner un visage reconnaissable à quelque chose qui, autrement, risquerait de rester entièrement dans les chiffres, les sigles et les communiqués de presse.

Le fait qu'il y ait une mascotte n'allége pas la charge technique du vol. Au contraire, cela le rapproche. Car Artemis II reste une mission difficile, construite pour tester les limites et la fiabilité, mais elle apporte aussi ce trait presque enfantin qui accompagne souvent l'exploration spatiale : la nécessité de transformer une entreprise gigantesque en une image qui peut être retenue. Une fusée composée de millions de composants. Une capsule conçue pour l'espace lointain. Quatre astronautes enfermés à l'intérieur. Et à un moment donné, un petit objet se détache et commence à flotter.

A partir de là, le voyage change de visage. La Terre s'éloigne, la Lune se rapproche, Orion entre dans la partie la plus calme de la mission. Puis viendra aussi le passage derrière la face cachée, avec ces minutes pendant lesquelles la connexion est interrompue et on n'entend plus rien de la Terre.

Source : NASA

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