Artemis II vers la Lune, la capsule Orion quitte l'orbite terrestre et ouvre la voie aux futures bases lunaires
Quatre astronautes reviennent sur la Lune après 54 ans : Artemis II teste Orion et prépare les bases lunaires, le retour et l'itinéraire futur
Le moment où la Terre commence à s’éloigner de la fenêtre change immédiatement le poids d’une mission. Tant que vous restez en orbite basse, aussi complexe que soit tout, un sentiment de proximité demeure avec vous. Cependant, lorsque les moteurs d'Orion se mettent en marche pour pousser la capsule hors de l'étreinte terrestre et sur la trajectoire vers la Lune, le voyage prend une autre forme. Artemis II y est arrivée : la navette a quitté l'orbite terrestre et se dirige désormais vers son objectif, avec à son bord quatre astronautes et une promesse qui va au-delà du simple retour dans l'espace lointain.
54 ans après la dernière fois, un équipage humain repart vers la Lune. La sensation de vol, cette fois, a une saveur différente par rapport à l’ère Apollo. L’enjeu est la construction d’une présence stable sur la surface lunaire, conçue comme une base avancée pour ce qui doit suivre. Le chef de la NASA, Jared Isaacman, l’a dit sans détour : la Lune sert de tremplin vers Mars. A l’intérieur de cette phrase il y a déjà toute la posture de la mission.
Après 54 ans, quatre astronautes reviennent sur la Lune
Le lancement du Space Launch System a eu lieu dans la nuit depuis le Kennedy Space Center, en Floride, avec une météo favorable et un retard de dix minutes dû à de petits problèmes techniques qui ont été rapidement résolus. Puis la séquence attendue prend forme : Orion se sépare de l'étage supérieur de la fusée et commence à voyager de manière autonome.
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À sa tête se trouve Reid Wiseman, un vétéran de la NASA. Avec lui se trouvent le pilote Victor Glover, Christina Koch et Jeremy Hansen de l'Agence spatiale canadienne. L'équipage a passé les premières heures à bord à effectuer les premiers tests sur les systèmes de la navette, en communication constante avec le centre de contrôle de mission à Houston. De l'autre côté de l'Atlantique, l'Europe suit également chaque phase, à travers le centre de l'ESA à Estec, aux Pays-Bas.
Ces contrôles occupent une journée entière de mission et servent une chose très simple à dire, très délicate à réaliser : mettre Orion sur la bonne voie en toute sécurité. À partir de ce moment, le voyage prend une ampleur qui manquait depuis 1972, année de la dernière mission Apollo. Pour la première fois depuis, les astronautes reviennent suffisamment près pour voir la Lune de près et passer à côté d’elle en tant qu’humains et non spectateurs.
Le plan prévoit un voyage de trois jours vers l’orbite lunaire. À son point le plus éloigné, Artemis II pourrait s'éloigner de la Terre plus loin qu'aucun équipage humain ne l'a jamais fait. Une fois arrivée autour de la Lune, la navette passera également par la face cachée du satellite, exploitant cette trajectoire pour obtenir la poussée nécessaire au voyage de retour. Il faudra encore trois jours pour rentrer à la maison.
À l’intérieur d’Artemis II, il y a aussi l’Europe
Dans cette mission il y a un détail très important pour l'Europe, car il concerne le cœur technique de la navette. Orion vole grâce au European Service Module, créé par l'Agence spatiale européenne avec la contribution d'un consortium d'entreprises de 13 pays. C'est le segment qui fournit la propulsion, l'air et l'eau à l'équipage, produit de l'électricité avec quatre panneaux solaires et régule la température du véhicule. L'Italie fait également partie de cette chaîne d'approvisionnement, avec la participation de son industrie spatiale, à commencer par Thales Alenia Space.
Cela fait d’Artemis II une mission à portée internationale de manière très concrète, beaucoup moins ornementale qu’il n’y paraît à première vue. Le retour sur la Lune passe par une véritable coopération, composée de modules, systèmes, composants et centres de contrôle répartis dans plusieurs pays. La comparaison avec la saison Apollo reste inévitable, mais la situation est aujourd’hui différente. À l’époque, le voyage se faisait au rythme effréné d’une compétition entre superpuissances. Aujourd’hui, la concurrence existe toujours, certes, et la course avec la Chine reste à l’arrière-plan de chaque discussion stratégique, mais le véhicule qui part amène avec lui une géographie différente.
Il y a aussi une valeur symbolique très forte dans l’équipage choisi pour cette mission. Artemis II transporte le premier homme noir, la première femme et le premier astronaute non américain à atteindre cette région de l'espace en orbite lunaire. C'est un choix qui en dit long sur la façon dont la NASA veut raconter ce passage historique : même destination que par le passé, image humaine complètement différente.
Rise, l'indicateur d'apesanteur de la mission, flotte déjà à bord. Les astronautes y ont inséré une carte mémoire avec les noms de plus de 6,5 millions de personnes qui ont rejoint l'initiative « Envoyez votre nom avec Artemis ». Le nom, les couleurs et le design rappellent le « Earthrise », le lever de la Terre observé en 1968 depuis l'orbite lunaire lors d'Apollo 8. La référence a un poids précis, car Artemis II est considérée comme la mission jumelle de cette entreprise historique : les deux restent en orbite lunaire pour ouvrir la voie à un prochain alunissage.
Et c’est précisément ici que la mission trouve tout son sens. Artemis II sert à prouver les hommes, le matériel, les procédures, la stabilité psychologique et la coordination internationale. Il sert à démontrer que le retour au-delà de l'orbite terrestre n'appartient plus au musée des entreprises du XXe siècle. Il sert à transformer la Lune d’un lieu mythique en une future infrastructure, d’une icône suspendue dans le ciel à une scène opérationnelle. La distance, à ce moment-là, cesse de paraître vide. Cela devient du travail. Et la Lune, cette fois, a des allures de chantier de construction éclairé dans le noir.
Source : NASA
