Avez-vous reçu un email de la police postale ? Attention à l'arnaque et n'ouvrez absolument pas la pièce jointe PDF
Une nouvelle vague de faux courriels postaux de la police sème la peur parmi les citoyens italiens avec des menaces et des pièces jointes dangereuses
Un email qui parle d'une enquête en cours, d'un numéro de protocole, de logos institutionnels, d'un ton menaçant et d'une pièce jointe à ouvrir « sous 48 heures ». C’est ainsi qu’apparaît une nouvelle vague de faux courriels de la police postale, une campagne de phishing conçue pour générer de l’anxiété et pousser les gens à réagir de manière impulsive.
Le mécanisme est toujours le même : la peur est exploitée pour obtenir de l’argent ou des données personnelles. Et cela fonctionne précisément parce que cela touche une corde sensible, celle de la peur d’avoir fait, peut-être sans le savoir, quelque chose de mal.
Ce n'est pas un message improvisé. Les faux courriels de la police postale mentionnent dans le texte des personnalités telles que le directeur central de lutte contre la criminalité de la police d'État, le chef de la police, le directeur de la police postale et d'autres représentants des forces de police. Les logos de la République italienne, du ministère de l'Intérieur, d'Europol ou de la Police apparaissent également dans le corps de la communication, afin de rendre le tout crédible.
Le contenu présente à la victime une prétendue enquête criminelle pour contenu numérique interdit, parlant de violations informatiques et d'articles du Code pénal tels que 615-ter. Le ton est urgent, péremptoire, parfois intimidant. On parle de mandat d'arrêt, de conséquences juridiques, de délais serrés pour répondre. Toute personne recevant l’e-mail est invitée à lire une pièce jointe PDF et à répondre dans les 48 heures. C'est là que se déclenche le piège : la précipitation, l'anxiété, la peur de « empirer la situation » poussent de nombreuses personnes à cliquer sans réfléchir.
Le texte du faux email
Un exemple concret rapporte comme sujet : « Enquête en cours – N.8 PP-SIC-2026-IT-01926 ». L'expéditeur se signe comme « POLICE POSTAL | Gianantonio Giuliani », mais l'adresse e-mail n'a rien à voir avec des domaines institutionnels.
Il suffit de lire attentivement pour se rendre compte que quelque chose ne colle pas. Citations de décrets législatifs, rappels de cybersécurité et menaces de poursuites pénales se succèdent. Le tout assaisonné d’une écriture non grammaticale et incohérente.
Parmi les expressions utilisées figurent des formules telles que « NOTIFICATION URGENTE : INFECTION PAR CONTENU NUMÉRIQUE INTERDIT » et des indications qui obligent à répondre exclusivement par courrier électronique, sous peine d'émission d'un mandat d'arrêt. C’est une construction typique du phishing : beaucoup de scénographie, peu de substance. La règle, dans ces cas-là, est simple : et ne répondez pas.
La recommandation de la police postale : pas de demande d'argent par email
La police postale est claire : aucun organisme chargé de l'application des lois ne contacte les citoyens par courrier électronique ou par messages pour demander des paiements monétaires ou la communication de données personnelles sous la menace de sanctions pénales.
Une véritable enquête ne se notifie pas par un email agrammatical, avec une pièce jointe à ouvrir rapidement et un délai de 48 heures. Les faux courriels de la police postale ne fonctionnent que si nous cédons à la pression psychologique. S'arrêter, respirer et lire clairement est la première étape pour se défendre.
Lorsque nous recevons une communication de ce type, il est essentiel de ne pas se laisser guider par l'instinct. Vous ne devez pas répondre, cliquer sur des liens ou ouvrir des pièces jointes. Vous n’êtes pas obligé de fournir des données personnelles, des documents ou des coordonnées bancaires. Le message doit simplement être supprimé et, si vous le souhaitez, signalé via les canaux officiels de la police postale. L'information reste le premier et véritable antivirus. Les cyberarnaques ne ciblent pas seulement ceux qui sont « moins expérimentés » : elles ciblent des émotions universelles comme la peur et la culpabilité.
Source : Police postale
