Michele Serra

La douleur de Michele Serra pour son chien Osso, tué par des loups, et cette vérité inconfortable que nous préférons ignorer

Michele Serra raconte la douleur déchirante de la mort du chien Osso, tué par des loups, et remet au centre le thème de la coexistence en montagne entre faune sauvage, sécurité et gestion du territoire. Il y a (plus que) quelque chose que nous devons apprendre sur notre relation avec la nature…

L'histoire vient directement de l'une des voix les plus connues du journalisme italien, Michele Serra, qui dans son bulletin Ok Boomer publié le La poste a partagé la mort de son chien Osso, disparu dans les Apennins de Plaisance, où l'écrivain vit depuis des années. L'animal, adopté après avoir été retrouvé dans un état critique dans les bois en 2020, a été tué par une meute de loups lors d'une sortie dans les bois près de chez lui.

Serra a déclaré que le chien était libre de se déplacer dans sa maison de Val Tidone, après être parti pour une brève exploration. La découverte de son sort a transformé un épisode privé en une réflexion publique, diffusée à travers son espace éditorial en ligne. Le lien entre l'écrivain et son chien était également devenu un matériau narratif au fil du temps : Osso était déjà le protagoniste d'un de ses livres, signe d'une relation construite sur des années de vie partagée entre maison, bois et liberté contrôlée.

La relation avec le loup et le thème de la coexistence

Selon ses propres termes, Serra n’a jamais réduit le thème à un simple contraste. Il a rappelé comment la présence du loup des Apennins est le résultat d'une importante récupération environnementale, aujourd'hui estimée à environ 3 300 spécimens selon les données citées par l'ISPRA. Une réussite écologique qui entraîne cependant, selon le journaliste, de nouvelles complexités dans la gestion du territoire.

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L'écrivain explique qu'il n'est pas opposé à la présence du prédateur, mais qu'il estime nécessaire de s'interroger sur la capacité d'accueil des territoires de montagne, notamment là où cohabitent animaux domestiques, bétail et faune sauvage. Sa réflexion naît de la douleur, mais s'étend à une problématique plus large : la coexistence entre activités humaines et faune protégée. En effet, dans certaines zones des Apennins, des épisodes de prédation sur les chiens et les animaux de ferme ont été signalés, avec une dynamique que les experts décrivent comme faisant partie de l'équilibre naturel entre les espèces. C'est précisément cet équilibre, selon Serra, qui doit être géré avec des outils clairs, en évitant les dérives d'abandon ou les réactions incontrôlées. Serra reflète :

Je vis dans cette vallée reculée et dépeuplée depuis vingt ans. Ma tristesse aujourd'hui est grande. Avant moi, mes voisins l'ont vécu, qui ont perdu un chien de berger à cause des loups, et les agriculteurs qui ont vu leurs ânes, poulains et moutons déchiquetés. Le loup vit aujourd'hui partout dans notre pays. Il s’agit d’un cas extraordinaire de succès de repeuplement. Mais il me semble que ses chiffres deviennent incontrôlables. Soit la politique décide de faire quelque chose, soit cela deviendra la guerre. Et la guerre, comme le démontrent les 18 loups lâchement empoisonnés dans les Abruzzes, est la pire des solutions.

La réponse à Michela Serra que nous devrions tous lire

Le point central évoqué concerne la gestion de la présence du loup, notamment après son déclassement réglementaire d'espèce « strictement protégée » à « protégée ». Un changement qui, selon plusieurs observateurs, pourrait influencer les politiques de protection et de contrôle. Serra a posé une question directe : dans quelle mesure une zone de montagne peut-elle soutenir cette présence sans compromettre la sécurité et les activités locales ?

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Mais la réponse la plus significative, qui devrait nous faire tous réfléchir, est venue de Daniele Ecotti, l'un des fondateurs de l'association « Je n'ai pas peur du loup », dont il est président. Dans une longue lettre adressée à Serra, il a abordé plusieurs points, qui peuvent être inconfortables mais que nous ne pouvons ignorer :

Moi aussi, pendant des années, j'ai pensé que vivre dans les bois signifiait pouvoir donner la liberté à mes chiens. Mes chiens ont toujours vécu à la maison avec nous. Mais pendant la journée, ils pouvaient sortir, aller dans les champs, les prairies, les bois, même de manière indépendante. Parfois, leurs raids duraient des heures. Je n'étais pas inquiet. Je pensais que la liberté faisait partie du cadeau que je pouvais leur offrir. Puis j’ai commencé à voir les choses différemment. J'ai réalisé qu'il n'y avait pas que des espaces ouverts et des bois. Il y a des collets, des morceaux venimeux, des routes, des chasseurs, d'autres chiens, des animaux sauvages, des dangers que vous ne contrôlez pas. J'ai commencé à me demander ce que je ressentirais si un jour un de mes chiens ne revenait pas. Et j’ai aussi remarqué quelque chose que nous négligeons souvent : nos chiens sont toujours des prédateurs. Libres de se déplacer, ils peuvent déranger, poursuivre, blesser et mettre la faune sauvage en difficulté. Ce ne sont pas des présences neutres. Et puis il y a les loups. Un chien peut être un compétiteur, un intrus, parfois même un compagnon, mais d’autres fois aussi une proie. C’est difficile à accepter émotionnellement, mais écologiquement, ce n’est pas une anomalie. Le loup est un loup.

Ecotti poursuit en soulignant une légèreté dans laquelle beaucoup tombent :

La vérité, douloureuse mais nécessaire à dire, est qu’Osso était exposé à un risque qui aurait pu être évité. Un chien laissé en liberté et sans contrôle, notamment au crépuscule ou la nuit, dans une zone de présence stable du loup, s'expose à des risques.

Finalement, il conclut ainsi :

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Il a fallu enterrer Osso, et cette douleur mérite le respect. Mais précisément parce que cette douleur est réelle, je vous demande de ne pas la laisser devenir un raccourci. Utilisons-le, s'il y a lieu, pour demander plus de responsabilités : plus de gouvernement, plus de prévention, plus de présence, plus de connaissances. Ce n'est qu'ainsi que nous pourrons continuer à être à la hauteur ici : avec les éleveurs, avec les chiens, avec les loups.

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