Peut-être que nous ne sommes pas si spéciaux : la conscience est peut-être apparue des millions d'années avant l'homme
La conscience pourrait être très ancienne et partagée par de nombreuses espèces : des études sur les corbeaux, les pigeons et les coqs réécrivent ce que nous croyons sur l'esprit animal
Pendant des années, nous avons pensé que la conscience était une sorte de marque distinctive de l’être humain. Quelque chose qui nous distingue de tout ce qui vole, rampe, nage ou picote. Une sorte de superpouvoir mental qui nous rend « spéciaux ». Pourtant, plus la science progresse, plus cette prétendue unicité perd des morceaux. C'est comme se retrouver devant un miroir fissuré : on continue à se regarder, mais l'image réfléchie n'est plus si différente de ce que l'on voit bouger là-bas, parmi les plumes, les griffes et les petites pattes.
À l’Université de la Ruhr à Bochum, un groupe de philosophes et de neuroscientifiques ont commencé à démanteler l’idée selon laquelle la conscience serait née chez l’homme. Au contraire, cela pourrait être le contraire : nous pourrions être les derniers arrivés sur un très long chemin parcouru par des créatures beaucoup plus âgées, qui ont appris à gérer le danger, à interpréter les signaux du monde et, dans certains cas, même à se reconnaître dans un miroir.
De l'étincelle primordiale aux miroirs des corbeaux
Deux chercheurs, Albert Newen et Carlos Montemayor, ont proposé un modèle qu'ils définissent comme ALARM : un nom qui exprime bien l'idée. La conscience, dans leur vision, n'apparaît pas comme une révélation mystique, mais grandit progressivement. Au début, il y a la simple réaction au danger, cette cloche interne qui vous fait fuir quand quelque chose ne va pas. C'est un type de conscience qui n'a pas besoin de grands lobes frontaux : tout ce dont vous avez besoin est un cerveau de base, le type de structure également présente chez les animaux que nous considérons comme « simples ».
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De ce premier niveau, on passe à la capacité de se concentrer sur ce qui compte vraiment, comme associer la fumée au feu ou distinguer un signal au milieu du chaos. Ce n'est qu'après que vient la partie dont nous aimons tant parler : la conscience de soi, le regard qui se tourne vers l'intérieur. Celui qui nous fait dire « je suis moi ». Mais ce n'est pas une compétence exclusive. Les chimpanzés en sont atteints, les dauphins aussi, et même certaines pies semblent se reconnaître dans le miroir. Et c’est là que les oiseaux entrent en scène. Avec un naturel presque irritant, ils réfutent tout ce que nous pensions savoir.
Les pigeons, par exemple, observent la même image et l'interprètent de deux manières différentes, alternant leurs réponses comme si la réalité était une opinion et non un fait. C'est un comportement que, jusqu'à présent, nous associions uniquement à des mammifères dotés d'un cerveau beaucoup plus complexe. Les corbeaux vont plus loin. S’ils doivent décider si une faible lumière est apparue ou non, leurs neurones enregistrent la décision et non le stimulus réel. C'est une forme d'expérience subjective : ils ne se contentent pas de voir quelque chose, ils interprétation ce qu'ils voient.
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Même les coqs, avec leur air dur, entretiennent une relation intéressante avec les miroirs. Si un prédateur apparaît, ils alertent leur communauté, mais devant leur propre reflet ils restent silencieux. Ils ne le prennent pas pour un autre individu. C'est comme s'ils comprenaient que cette forme n'est pas « une autre », même si cela ne signifie pas nécessairement qu'ils se reconnaissent en tant qu'individus.
Ces comportements obligent la science à changer de ton. La conscience ne dépend pas d’un gros cerveau, mais de la façon dont il est câblé. Et les oiseaux, avec leur NCL, centre nerveux hyper-connecté, possèdent toutes les conditions nécessaires pour donner vie à des formes de conscience complexes et surprenantes.
Au final, le tableau qui se dégage est très différent de ce que l’on se disait. La conscience n’est pas le joyau final de l’évolution humaine, mais une mosaïque ancienne, construite pièce par pièce. Un mécanisme que les animaux ont modélisé de différentes manières, en exploitant ce dont ils disposaient.
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Il est fascinant de penser que cet éclair intérieur qui nous fait dire « je suis là » aurait pu naître bien avant nous. Et qu'aujourd'hui on le retrouve dans les silences des coqs, dans les hésitations des corbeaux, dans les doutes des pigeons. Des créatures qui ne parlent peut-être pas notre langue, mais qui ont leur propre façon d'habiter le monde. Et peut-être même de le comprendre.
Source : Transactions philosophiques de la Royal Society B : Sciences biologiques
