Plus de 500 morts et plus de 290 000 personnes déplacées par des inondations record à Sumatra : voici le visage le plus brutal de la crise climatique
Les inondations et les glissements de terrain à Sumatra ont causé plus de 500 morts et déplacé des milliers de personnes. Les pluies de mousson, exacerbées par la crise climatique, ont rendu cette inondation dévastatrice
Les inondations qui ont frappé l'île indonésienne de Sumatra ont laissé un bilan dramatique : plus de 500 morts, des centaines de blessés et plus de 400 disparus. Les autorités parlent d'une des pires catastrophes de ces dernières années, aggravée par des pluies torrentielles qui ont submergé des communautés entières. Selon l'Agence nationale de gestion des catastrophes, plus de 290 000 personnes ont été contraintes de quitter leur domicile, alors que de nombreuses zones touchées restent inaccessibles.
Les sauveteurs obligés de creuser à mains nues
Les opérations de secours se concentrent surtout dans les régions du nord de Sumatra, de l'ouest de Sumatra et d'Aceh, les plus touchées par les ruptures de berges et les glissements de terrain massifs. Dans de nombreuses régions, les sauveteurs n'ont pu procéder qu'à mains nues, sans équipement lourd, ce qui a ralenti la récupération des disparus. Des villages entiers comme ceux du district d’Agam ont été envahis par la boue et les débris, laissant des dizaines de personnes piégées ou introuvables.
Infrastructures compromises et territoires isolés
L’effondrement des ponts et des routes a rendu les interventions encore plus compliquées. Dans le district de Bireuen, par exemple, l'effondrement d'un pont a bloqué les liaisons entre Medan et Banda Aceh, obligeant les habitants à voyager sur de petits bateaux pour traverser les rivières. Les autorités locales ont également déclaré l'état d'urgence jusqu'au 11 décembre, tandis que des pluies intermittentes continuent de menacer la stabilité des zones déjà touchées.
Des crues éclair mélangées à de fortes coulées de boue ont balayé jeudi Tapanuli, Sibolga, Aceh et Padang à Sumatra, en Indonésie.
DERNIÈRE MISE À JOUR : Le bilan des inondations et des glissements de terrain à Sumatra est passé de 94 à 174, et de nombreuses personnes sont toujours portées disparues. pic.twitter.com/TgFPHtvZVp
– Moniteur météo (@WeatherMonitors) 28 novembre 2025
Des événements extrêmes de plus en plus fréquents
La saison de la mousson, intensifiée par les tempêtes tropicales, a fait de cette inondation l'une des plus meurtrières d'Asie du Sud-Est. Outre l'Indonésie, de graves dégâts et victimes ont également été enregistrés en Thaïlande, en Malaisie et au Sri Lanka, où le bilan global a dépassé le millier de victimes. En Indonésie, certaines images montrent des plages couvertes de grumes rejetées en aval, alimentant les soupçons sur le rôle possible de l'exploitation forestière illégale dans l'aggravation de l'impact des glissements de terrain.
Une catastrophe qui montre comment, à mesure que la crise climatique progresse, les événements météorologiques extrêmes deviennent de plus en plus fréquents, imprévisibles et surtout meurtriers, frappant avec une force dévastatrice certaines des régions les plus vulnérables de la planète.
De graves crues soudaines ont frappé Huta Nabolon à Tapteng (Tapanuli central), au nord de Sumatra, en Indonésie, cet après-midi.
Dans cette zone, 4 personnes ont été tuées par la crue soudaine d'hier. pic.twitter.com/DkC97Eyhac
– Moniteur météo (@WeatherMonitors) 25 novembre 2025
Source : Agence nationale de gestion des catastrophes
