Jamais plus d'animaux exploités dans les cirques et pour remorquer les voitures: le Brésil veut interdire la cruauté
La Chambre des députés du Brésil approuve la loi qui établit l'interdiction nationale des animaux qui tient des voitures et des spectacles de cirque cruels, avec des pénalités jusqu'à 5 ans et des amendes pour mauvais traitement
La Chambre des députés au Brésil a approuvé un projet de loi en commission qui interdit l'utilisation des animaux pour remorquer les voitures sur tout le territoire national. La législation vise à remplacer les lois des États existantes par une discipline nationale, plus claire et plus rigoureuse, étendant également l'interdiction aux émissions de cirque et à toutes les performances animales, y compris celles réparties en ligne.
Ceux qui violent la loi risqueront une peine de prison de 2 à 5 ans et une amende, avec un doublement de la sanction en cas de décès de l'animal. L'objectif principal est d'empêcher les mauvais traitements et de garantir la sécurité et le bien-être des animaux impliqués, sans pénaliser les activités légitimes et sûres.
Exceptions et réglementations spécifiques
Malgré l'interdiction, certaines activités resteront autorisées, toujours conformes aux meilleures pratiques de gestion des animaux. Ceux-ci comprennent: les activités sportives et récréatives avec des chevaux, telles que l'équitation, l'hippothérapie et les courses contrôlées, l'utilisation de chevaux par les forces publiques et l'agriculture familiale de subsistance, à condition que toutes les règles de bien-être animal soient respectées.
Le texte approuvé est un remplacement développé par la Commission de l'environnement, à partir du projet de loi 176/23, promu par les députés Matheus Laiola et Bruno Lima. L'orateur, le député Bruno Ganem, a précisé que les sanctions ne seront appliquées qu'en cas de mauvais traitements, préservant ainsi les activités légitimes et non nocives pour les animaux.
Les prochaines étapes de la loi
Le projet de loi passera désormais à l'analyse de la Commission de la Constitution et de la justice et de la citoyenneté et, si elle est approuvée, sera élue par la plénière de la Chambre, par la suite par le Sénat et demandera enfin la sanction présidentielle pour devenir la loi.
La mesure représente une étape importante pour la justice sociale et la protection des droits des animaux, l'équilibre entre la protection et la continuité des pratiques culturelles et agricoles traditionnelles. Les experts et les partisans de la cause soulignent que cette disposition réduira considérablement le nombre de maltraitance et d'exploitation des animaux, promouvant une culture de plus grand respect et de responsabilité envers les êtres vivants.
Source: Chambre des députés du Brésil
