« Israël paie Google pour discréditer la flottille et Greta Thunberg »: l'enquête par choc
Une enquête de fanpage a révélé que le gouvernement israélien finance une campagne publicitaire sur Google pour diffuser des messages de propagande contre Global Sumud Flotilla et Greta Thunberg, les qualifiant de terroristes. Grâce à des publicités parrainées ciblées en Europe et en Amérique du Nord, Israël fait la promotion d'un document intitulé « La Flottiglia del Terror », pleine d'accusations
Une enquête menée par Fanpage. Il a révélé une vaste opération de propagande en ligne mise en place par le gouvernement israélien. Selon l'enquête, une agence liée à l'exécutif de Benjamin Netanyahu aurait acheté des annonces publicitaires sur Google pour diffuser du contenu visant à discréditer la Flotilla Global Sumud et Greta Thunberg, les qualifiant de « terroristes » ou d'outils entre les mains du Hamas.
La campagne a été active dans divers pays européens et nord-américains et fait partie d'une stratégie plus large avec laquelle Israël essaie de réécrire la narration du conflit, en particulier dans les moments les plus délicats à un niveau diplomatique, et délégitime les initiatives civiles de solidarité envers Gaza.
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En fait, selon les recherches de Fanpage entre les cibles: l'Autriche, la France, l'Allemagne, le Canada, l'Espagne et également l'Italie.
La flottille s'arrête et criminalisée
Le Global Sumud Flotilla est une mission civile internationale dirigée vers Gaza avec des militants, des journalistes et des politiciens à bord, dans le but de fournir une aide humanitaire. Les bateaux ont été interceptés par Israël dans les eaux internationales, où Tel Aviv n'a aucune compétence, et les participants ont été transférés par force sur le territoire israélien.
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Beaucoup d'entre eux ont dénoncé les mauvais traitements et les violences en détention dans les prisons de Ketziot et Saharonim, dans le désert du Néguev. Le gouvernement israélien a liquidé ces témoignages tels que « Fake News », tandis qu'en parallèle, elle a lancé une contre-française en ligne visant à peindre les membres de la flottille alors que les terroristes entraient illégalement dans le pays.
Une grande campagne publicitaire à l'échelle
Fanpage a découvert qu'entre le 5 et le 6 octobre, le gouvernement officiel.gov.gov.Le domaine aurait financé une campagne publicitaire sur Google pour promouvoir un document intitulé « La Flottiglia del Terror ».


À travers la plate-forme Centre de transparence publicitaire – développé par Google pour garantir la transparence – il a été possible de reconstruire la stratégie:
- Trois campagnes publicitaires ciblées, toutes adressées au même rapport
- Target géographique s'est concentré sur l'Europe et l'Amérique du Nord (Autriche, France, Allemagne, Canada, Espagne, Italie)
- Des mots clés tels que « Global Sumud Flotilla » et « Greta Thunberg » pour faire apparaître le contenu parrainé en haut des résultats de recherche
Dans la pratique, payez simplement pour gravir la visibilité et diffuser des messages emballés par le gouvernement israélien sous la forme de « publicités parrainées ».


Les accusations contre la flottille et Greta Thunberg
Le document israélien soutient que l'aide humanitaire importante à bord des bateaux n'était pas là. Une accusation refusée par des tests photographiques, des témoignages de journalistes et d'observateurs indépendants, ainsi que par les organisations humanitaires impliquées, qui ont documenté la présence de fournitures médicales, de nourriture et de nécessités de base.
Une autre accusation: les dirigeants de la flottille auraient des liens avec le Hamas et auraient choisi Greta Thunberg comme « couverture ». Cette thèse, sans rétroaction concrète, fait également partie de la stratégie de délégitimité politique.
Le ministre de la Sécurité nationale Italien Ben Gvir a même appelé les militants « terroristes » dans un poste sur X, espérant ces mois de détention en Israël. Un moyen de criminaliser les missions civiles et de décourager les futures initiatives de solidarité internationale.
La stratégie de propagande structurée
Derrière la campagne publicitaire se trouve l'agence de publicité gouvernementale israélienne (IGAA), qui gère la communication pour divers organismes publics et a récemment signé un contrat de 45 millions de dollars avec Google pour YouTube et Google Display & Video 360.
Ce n'est pas un cas isolé: FanPage rappelle que la même approche a déjà été utilisée pour discréditer l'UNRWA, l'ONU et la personnalité critique envers la politique israélienne dans les territoires occupés. Ces derniers mois, les plateformes en ligne ont été inondées de vidéos générées par l'intelligence artificielle, les fausses nouvelles et le contenu publicitaire ciblé, souvent difficile à distinguer des sources journalistiques authentiques.
Dans certains cas, l'agence israélienne a même promu des articles de journaux italiens (comme Avveire) sans que ceux-ci en soient conscients, nourrissant une confusion supplémentaire.
Manipuler le réseau pour réécrire le conflit
L'enquête montre une image aussi claire que hallucinante: Israël utilise les mêmes techniques que le marketing numérique pour influencer l'opinion publique internationale. Les parrainages sur Google, les campagnes sociales, le contenu manipulé et la désinformation ciblée deviennent des outils politiques pour délégitimer les mouvements civils, les militants et les missions humanitaires.
Cette nouvelle offensive des médias, qui mélange la propagande numérique et la manipulation des moteurs de recherche, arrive dans un moment stratégique: les négociations de Sharm El-Sheikh. Le contrôle du récit, à ce stade, est une priorité pour le gouvernement de Netanyahu.
Source: Fan Page
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