Baignade du Tibre : début de la phase opérationnelle et du recensement des débits fluviaux
La municipalité de Rome entame la phase opérationnelle pour rendre le Tibre baignable d'ici 2033
Le projet de réaménagement du Tibre, visant à rendre le fleuve propice à la baignade d'ici le Jubilé de 2033, entre officiellement dans sa phase opérationnelle. En effet, il y a quelques heures a eu lieu la réunion plénière de lancement des travaux sur le projet de réaménagement environnemental, avec la formation de quatre groupes de travail qui surveilleront et analyseront la situation actuelle du fleuve et de ses ressources en eau.
La question de la baignade sur le Tibre est une question complexe et ancienne. A l'heure actuelle, la première étape concerne le recensement des rejets dans le fleuve, autorisés et non autorisés.
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La pollution provenant de l'Aniene, un affluent du Tibre qui collecte et déverse des polluants dans le fleuve principal, pèse également sur la qualité de l'eau, compliquant encore l'idée de pouvoir le rendre propice à la baignade en peu de temps. Les groupes de travail, dont un dédié à l'analyse des contaminants en collaboration avec l'Istituto Superiore di Sanità et l'ARPA Lazio, tenteront de suivre la situation, mais il n'est pas encore clair si les objectifs déclarés pourront effectivement être atteints.
Pendant ce temps, un autre groupe se concentrera sur la cartographie hydrologique du Tibre, un aspect crucial pour comprendre les principaux facteurs qui contribuent à la mauvaise qualité de l'eau et comment intervenir pour améliorer la situation. Les difficultés liées à la présence de rejets non autorisés, à la pollution provenant d'autres sources et à la complexité de la restauration écologique du fleuve rendent le défi particulièrement difficile.
L’objectif de rendre le Tibre baignable est certes une perspective intéressante, mais il faudra probablement bien plus qu’un simple suivi pour réaliser un tel projet. Les progrès seront probablement progressifs et il n’est pas certain que la baignade soit effective d’ici 2033. Il est vrai que ces travaux d’analyse et de réhabilitation pourraient encore améliorer la qualité écologique du fleuve et, en perspective, rendre à Rome un fleuve plus propre et plus vivable, même s’il ne sera pas nécessairement baignable à l’avenir.
Source : Aubac
