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Trafic illicite de déchets et catastrophe environnementale au Pays des Incendies : confiscation d'une valeur de 205 millions (également entre la Calabre et le Latium)

Maxi confisque plus de 205 millions d'euros à des frères entrepreneurs du secteur des déchets, soupçonnés d'être impliqués dans le trafic illicite qui a fini par contaminer et dévaster le Pays du Feu

Le Pays des Feux revient au centre de l'actualité judiciaire et cette fois avec l'une des plus importantes confiscations de ces dernières années. Le tribunal de Naples a en effet ordonné la confiscation d'actifs d'une valeur de plus de 205 millions d'euros appartenant à certains entrepreneurs actifs dans le secteur de la valorisation et de l'élimination des déchets.

Selon les enquêtes, une partie des richesses accumulées est liée au trafic illicite de déchets qui empoisonne le Pays des Feux depuis des années.

Le décret « Terre des Feux » a force de loi : sanctions plus sévères en cas d'abandon et de gestion illégale de déchets (mais des doutes subsistent sur l'insuffisance des ressources pour la valorisation)

La mesure a été réalisée par le Gico (Groupe d'enquête sur la criminalité organisée) de l'unité de police économique et financière de la police financière de Naples, qui a saisi 8 entreprises entre Naples, Rome et Frosinone, mais aussi 224 propriétés réparties en Campanie, Latium et Calabre, 75 terrains, 70 rapports financiers et 72 voitures. Les biens confisqués comprennent également trois bateaux et deux hélicoptères.

Cette disposition arrive à la fin d’un long processus judiciaire entamé il y a des années. C'était en 2024 lorsqu'un arrêt de la Cour suprême ordonnait la restitution des biens pour vice de forme, mais les contrôles ultérieurs des biens confirmaient – selon le parquet de Naples – une forte disproportion entre les avoirs accumulés et les revenus déclarés, en plus du danger lié aux activités illicites.

Les enquêtes de la Direction Antimafia du District avaient déjà abouti à la condamnation définitive des mêmes entrepreneurs pour catastrophe environnementale, attribuant une partie de leurs activités au trafic illégal de déchets qui a contribué à contaminer l'un des territoires les plus tourmentés d'Italie.

Par l'arrêt déposé le 19 février 2026, la Cour a donc confirmé la confiscation, jugeant non crédibles les justifications apportées sur l'origine des ressources utilisées pour accumuler ces biens. Une décision qui attire l'attention sur une blessure encore ouverte : celle du Pays des Feux, symbole de décennies d'élimination illégale des déchets et d'un territoire qui continue de demander justice.

Source : GDF

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