Animali salvati

Une exploitation de bière blonde clandestine démantelée : 823 animaux détenus dans des conditions extrêmes et sans nourriture sauvés en France

Plus de 820 animaux sauvés en France d'un élevage clandestin du Var. Chiens, lapins et oiseaux vivaient dans des conditions extrêmes, dans la crasse et la faim, et étaient vendus en ligne.

Une opération d'envergure a permis de découvrir une ferme clandestine dans le Var, dans le sud de la France, où des centaines d'animaux vivaient dans des conditions qualifiées d'incompatibles avec leurs besoins. Le blitz, mené par la gendarmerie avec le soutien de la Direction départementale de la protection des populations et de la SPA, a permis de sauver 823 animaux, dont des chiens, des lapins, des oiseaux et autres animaux de compagnie.

L'intervention a eu lieu à l'aube dans le secteur boisé de Flassans-sur-Issole, à quelques kilomètres de Brignoles, après de nombreux signalements reçus de vétérinaires, d'acheteurs et d'associations. Les soupçons concernaient la vente de chiots présentant des troubles du comportement, un détail qui a poussé les enquêteurs à approfondir l'activité de l'élevage présumé.

Chiots vendus en ligne et conditions d'hygiène extrêmes

D'après ce qui en ressort, le cœur de l'activité était la vente en ligne via Le Bon Coin, avec une attention particulière pour les border collies, une race très recherchée. Les animaux ont été élevés dans un environnement surpeuplé et sous-alimenté, dans des installations décrites comme insalubres, pleines d'excréments et manquant de lumière naturelle et de ventilation.

Lors de l'opération, 237 chiens, 268 lapins, 267 pigeons, 5 chèvres, 2 cochons, 9 pintades, 12 poules et 19 perruches ont été retrouvés. Une quantité telle qu'elle nécessite une logistique complexe pour la sécurisation puis la distribution aux associations de protection animale dispersées dans toute la France.

Enquêtes sur les profits cachés et d’éventuelles infractions pénales

Les contrôles ont également révélé des flux financiers non déclarés de plus de 200 000 € entre 2020 et 2026, alimentés par la vente d'animaux. Un élément qui a renforcé l'hypothèse d'une activité structurée et continue, malgré l'absence de toute autorisation officielle. L'enquête ouverte par le parquet de Draguignan concerne un exercice illégal de l'activité, un abandon d'animaux et des maltraitances graves. Le couple suspect, entendu en audience libre, pourrait désormais faire face à des poursuites judiciaires.

Pour les associations concernées, il s'agit d'une des opérations les plus impressionnantes de ces dernières années. La récupération de plus de huit cents animaux a nécessité une coordination entre les forces de l'ordre, les services vétérinaires et les structures d'accueil, soulignant la dimension d'une activité clandestine qui, pendant des années, est restée cachée dans la végétation et le silence de la forêt.

Source : LE SPA

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