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Plus de 10 millions de poissons dévorés en seulement quatre heures : le plus grand épisode de prédation marine enregistré

Prédation marine record en Norvège : 2,5 millions de morues ont dévoré plus de 10 millions de capelans en quatre heures environ

Certaines scènes en mer restent invisibles même lorsqu'elles impliquent des millions d'animaux. Cependant, cela a été mesuré presque minute par minute. Des chercheurs ont reconstitué ce qui s'est passé le 27 février 2014 au large des côtes nord de la Norvège, dans le Finnmark, lors de la migration reproductive du capelan, un petit poisson arctique de la taille d'un anchois. C'est là, en quelques heures, qu'a eu lieu ce que les auteurs définissent comme la plus grande prédation marine jamais documentée en termes de nombre d'individus impliqués et d'extension de la zone observée. L'étude devrait être publiée en 2024 le Biologie des communications.

Aux premières lueurs, les capelans cessèrent de se déplacer en noyaux épars et atteignirent une densité critique : à partir de ce moment ils s'alignèrent, prirent une direction et une vitesse communes et formèrent un banc compact de plus de dix kilomètres de long. Les estimations parlent d'environ 23 millions d'individus et d'une biomasse d'environ 414 tonnes. La compacité offrait un avantage énergétique et une forme de défense collective, mais en même temps elle transformait ce banc en un gigantesque signal pour leur principal prédateur, la morue franche.

Cod a répondu avec la même logique. Même les prédateurs, initialement dispersés, se sont organisés en un grand banc coordonné qui a intégré celui des proies. En quatre heures environ, le nombre de morues dépassant le seuil critique a atteint 2,5 millions et la consommation estimée a atteint 10,5 à 10,6 millions de capelans, soit plus de la moitié des bancs interceptés. Les chercheurs parlent d'un changement très rapide de l'équilibre entre prédateurs et proies, une sorte d'explosion collective qui, à l'échelle océanique, s'apparente à une avalanche.

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Ce qui a rendu ce massacre visible, c'est l'OAWRS, qui signifie Télédétection par guide d'ondes acoustiques océaniques. En pratique, un navire envoie des ondes sonores dans l'eau via un réseau acoustique et collecte les échos avec des récepteurs remorqués, obtenant ainsi des cartes quasi instantanées sur de très grandes zones. La nouveauté décisive réside dans la version multispectrale utilisée pour relire ces données : chaque espèce dotée d'une vessie natatoire résonne différemment, et cette signature acoustique permet de séparer le capelan de la morue même lorsque les deux champs se chevauchent.

Les auteurs expliquent la différence avec une image très simple. La morue, qui possède une vessie natatoire plus grande, résonne à basses fréquences ; le capelan, qui a une minuscule, sur des fréquences beaucoup plus élevées. Traduit : les chercheurs ont pu « écouter » deux populations différentes au sein d'une même étendue de mer et suivre leurs mouvements en temps réel, depuis la dispersion initiale jusqu'au moment où les deux sont devenues une structure ordonnée, d'abord pour la défense puis pour l'attaque. C'est cette transition simultanée, observée à une échelle énorme, qui rend le travail si important également au niveau écologique.

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À quelle vitesse un écosystème peut-il changer ?

L'épisode observé représente une petite part du stock total de capelan de la mer de Barents, de l'ordre de 0,1 à 0,2 % selon les estimations de l'étude. À l’échelle de la population, cette seule attaque reste donc contenue. La valeur scientifique est cependant ailleurs : le capelan est une espèce clé pour l’Arctique et soutient le réseau alimentaire de nombreux poissons, dont la morue. Un changement local, concentré et très rapide peut donc modifier en quelques heures les rapports de force au sein d'un des points chauds de l'écosystème.

C'est là que le climat entre en jeu. Les auteurs et l'équipe qui ont publié les résultats rapportent que le retrait des glaces de l'Arctique oblige le capelan à effectuer des migrations plus longues vers les zones de frai. Plus de distance signifie plus d’énergie consommée, plus de stress et plus d’exposition à des épisodes de prédation concentrée comme celui enregistré devant la Norvège. Si les points chauds écologiques deviennent moins nombreux ou plus fragiles en raison des pressions climatiques et humaines, des événements naturels de ce type peuvent laisser des cicatrices bien plus graves.

C’est pourquoi les chercheurs souhaitent réutiliser l’OAWRS sur d’autres espèces et dans d’autres scénarios. L’idée est à la fois simple et sévère : lorsqu’une population est au bord de l’effondrement, il reste souvent une dernière grande banque pour maintenir le système à flot. Comprendre où on le trouve, comment il se forme et quand il se brise peut devenir décisif. En mer de Barents, ce 27 février, la mer a fait preuve d'une règle brutale : il suffit de quelques heures pour qu'un haut-fond devienne un refuge, une cible et le score final.

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Source : Nature

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