Les scientifiques confirment que l'un des courants océaniques les plus importants de la Terre s'affaiblit, quelles conséquences pour l'Europe
Depuis près de vingt ans, des instruments ancrés au fond de l'Atlantique enregistrent le même signal : l'un des grands courants océaniques terrestres perd de sa force.
Pendant des années, le ralentissement de l’AMOC est resté avant tout une prévision climatique, apparaissant dans les modèles mathématiques, les simulations et les graphiques utilisés pour imaginer l’avenir de la planète. Mais cette fois, le message vient directement de l’océan. Silencieux, lent, accumulé au fil du temps. Et c’est pour cette raison qu’il est beaucoup plus difficile de l’ignorer.
Un groupe de chercheurs de École Rosenstiel de l'Université de Miami a collecté près de deux décennies de mesures le long de la marge ouest de l’Atlantique Nord. Nous ne parlons pas de satellites ou de bouées flottantes, mais d'instruments fixés au fond marin, à plus de mille mètres de profondeur, capables d'enregistrer année après année la pression, la densité de l'eau, la température et le mouvement des courants.
Le résultat montre un affaiblissement persistant de l’AMOC, la grande circulation océanique qui transporte les eaux chaudes vers le nord et les eaux froides vers le sud dans les profondeurs de l’Atlantique. Une sorte de gigantesque tapis roulant marin qui redistribue la chaleur entre les tropiques et l’Europe et contribue à stabiliser le climat, les précipitations et le niveau des mers. L'étude a été publiée dans la revue Avancées scientifiques.
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Qu’est-ce que l’AMOC et pourquoi est-ce si important ?
La circulation méridionale de renversement de l’Atlantique, en abrégé AMOC, est l’un des mécanismes climatiques les plus importants de la planète. Son fonctionnement repose sur un équilibre très délicat : les eaux de surface chaudes et salées montent vers l'Atlantique Nord, libèrent de la chaleur dans l'atmosphère, se refroidissent, se densifient et descendent. De là, il revient lentement vers le sud sous la forme d'un courant profond.
C’est ce mouvement continu qui permet à l’Europe de bénéficier d’un climat relativement doux par rapport à d’autres régions situées à la même latitude. Sans cette circulation, de nombreuses régions du continent connaîtraient des hivers bien plus rigoureux.
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Mais lorsque le système perd de sa force, les effets se répercutent bien au-delà de l’océan. Les trajectoires des tempêtes changent, les précipitations changent, le risque d'événements extrêmes augmente et le long d'une partie de la côte est des États-Unis, le niveau de la mer peut monter plus rapidement, car le courant exerce moins de « traction » sur les masses d'eau de surface.
Shane Elipot, océanographe physique et auteur principal de la recherche, a expliqué qu'un AMOC plus faible peut profondément modifier les modèles atmosphériques, affectant à la fois les précipitations et la fréquence des tempêtes plus intenses.
Cette fois, ce ne sont pas des simulations
La différence par rapport à de nombreuses études antérieures réside surtout là : les chercheurs n’ont pas travaillé uniquement sur des projections théoriques. Ils ont comparé les données collectées dans quatre zones différentes de l'Atlantique entre les tropiques et les latitudes moyennes, d'environ 16,5°N jusqu'à 42,5°N. Dans toutes les sections analysées, le même schéma est apparu : une réduction progressive du débit d’eau froide profonde.
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Une anomalie isolée peut dépendre de mille facteurs temporaires. Cependant, lorsque le même signal apparaît sur une si vaste zone de l’océan, la situation change. Cela signifie que quelque chose bouge à l’échelle de l’océan.
Les chercheurs soulignent également un autre élément important : la marge occidentale de l’Atlantique pourrait fonctionner comme une sorte de système d’alerte précoce. C’est là que les changements semblent apparaître en premier avec la plus grande clarté. Savoir où observer permet d’améliorer le suivi et de comprendre à l’avance comment évolue le système climatique.
Un ralentissement attendu depuis quelques temps
L’idée que l’AMOC pourrait s’affaiblir ne se pose certainement pas aujourd’hui. Depuis des années, les climatologues associent ce risque à la hausse des températures mondiales et à la fonte du Groenland. L'eau douce provenant de la glace dilue la salinité de l'Atlantique Nord. Et moins de salinité signifie moins de densité. Si l’eau peine à couler, tout le mécanisme perd en efficacité.
La difficulté était de comprendre si tout cela se produisait déjà réellement ou si cela se limitait encore à des projections théoriques. Cette étude ne clôture pas définitivement la question, notamment parce que vingt ans, pour la durée des océans, restent une fenêtre relativement courte. Mais cela déplace le débat à un autre niveau : des scénarios possibles aux signaux mesurés directement au fond de l’Atlantique. Et c'est une énorme différence.
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Pour des centaines de millions de personnes entre l’Europe et les Amériques, ce courant continue de fonctionner en silence chaque jour, régulant le climat, les précipitations, les températures et les marées sans que presque personne n’y pense vraiment. Mais les océanographes le surveillent de très près. Et la raison commence à devenir assez claire.
Source: Avancées scientifiques
