Caldo record Europa

Incendie de l'anticyclone subtropical (avec 7 villes drapeau rouge aujourd'hui) : combien de temps durera la troisième vague de chaleur extrême ?

Le bulletin du ministère de la Santé signale mercredi 15 juillet sept drapeaux rouges en raison de l'anticyclone subtropical. La Méditerranée enregistre des températures de surface jamais enregistrées auparavant, mais quand les températures baisseront-elles ?

Sept villes sous drapeau rouge en un seul jour, telles sont les données que le bulletin caniculaire du ministère de la Santé attribue au mercredi 15 juillet, date à laquelle Bologne, Frosinone et Rome seront ajoutées au niveau d'alerte maximum, aux côtés de Florence et Pérouse, déjà dans le rouge depuis lundi, et Brescia et Turin, qui sont passées au niveau 3 depuis mardi. Le système de surveillance, coordonné par le Ministère et confié pour le traitement technique au Département d'Epidémiologie du Service Régional de Santé du Latium, couvre 27 chefs-lieux de province et distingue trois seuils : le point jaune indique la pré-alerte, l'orange indique un risque pour les couches les plus fragiles de la population, le rouge correspond aux conditions qui peuvent avoir des effets sur la santé même des personnes en bonne santé. Mardi, outre les villes déjà évoquées, Cagliari, Campobasso, Latina, Milan, Pescara, Rieti, Trieste, Vérone et Viterbe sont en orange.

Un été dont la mer se souviendra

Si l’air au-dessus de la péninsule se réchauffe, la mer en contrebas ne reste pas les bras croisés. Les mesures du Copernicus Marine Service, le programme satellitaire de l'Union européenne qui mesure quotidiennement la température de surface des océans, ont certifié que le 21 juin la moyenne mondiale a atteint 20,86°C, un record absolu depuis qu'il existe des mesures systématiques, qui dépasse le précédent record de 20,83°C. Sur le seul mois de juin, la Méditerranée a enregistré une moyenne de 24,34°C, jamais atteinte auparavant, avec près de 98 % de la surface du bassin impliquée dans des canicules marines. C'est un chiffre qui pèse plus qu'il n'y paraît, car une mer qui ne se refroidit pas retient plus longtemps l'air chaud sur la côte et réduit les brises qui, dans des conditions normales, atténuent la chaleur du soir.

Le précédent est arrivé de France

Que l'été 2026 ait pris une trajectoire hors échelle a été certifié pour la première fois par Météo-France, le service météorologique national des Alpes. Dans le communiqué officiel sur la vague de juin, l'organisme définit les 24 et 25 juin comme les journées les plus chaudes jamais enregistrées en France, avec une moyenne nationale de 30°C sur 24 heures, une valeur qui dépasse les 29,9°C de la veille et qui n'a pas d'équivalent dans la série historique débutée en 1947. Le 24 juin, à Saintes, en Charente-Maritime, le thermomètre a enregistré 43,8°C. A Paris, les températures ont dépassé les 40°C pour la cinquième fois depuis le début des mesures. Un épisode que Météo-France définit sans ambages comme « plus intense que celui d'août 2003 », bien qu'il se soit déroulé en deux semaines au lieu des seize du précédent record.

La question que beaucoup se posent est la suivante : combien de temps encore cette canicule va-t-elle durer ? Selon les prévisions actuelles, l'anticyclone subtropical continuera de dominer la scène au moins jusqu'au 18-20 juillet, maintenant des températures élevées sur une grande partie du pays.

Ensuite, un front perturbé descendant du nord de l’Europe pourrait atteindre les régions du nord, entraînant une première baisse des températures. Mais la contrepartie est le risque de phénomènes météorologiques intenses, avec de violents orages, grêles et tempêtes et le répit pourrait être de courte durée.

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