San Fermin, la course brutale des taureaux de Pampelune se termine avec 57 blessés (et 3 encornés rien que lors de la dernière corrida)
57 blessés : le bilan de l'édition 2026 des fêtes de San Fermin relance la polémique sur la cruauté de la folle course des taureaux dans les rues de Pampelune
Le dernier jour de la fête de San Fermin 2026 a confirmé l'immense danger que représente l'un des événements les plus controversés d'Europe. Le huitième et dernier encierro de Pampelune, organisé sur le parcours urbain traditionnel et glissant de 848,6 mètres, a vu les énormes taureaux de la ganadería Jandilla terminer leur course en seulement 2 minutes et 25 secondes. Un temps très court mais suffisant pour semer le chaos et faire basculer le système de secours local géré par la Croix-Rouge.
Le bilan médical de la dernière journée est dramatique : dix blessés au total, dont trois profondément blessés. A l'Hôtel de Ville, un coureur a été grièvement blessé à l'intérieur de la cuisse entraînant une hémorragie. Quelques mètres plus loin, sur le tronçon Telefonica, un deuxième participant a reçu un coup dangereux à la poitrine, tandis qu'un troisième a été touché par un klaxon près de la célèbre rue Estafeta. Les trois blessés graves ont été hospitalisés d'urgence à l'hôpital universitaire de Navarre dans un état stable mais confidentiel, tandis que le reste de la foule a été soigné pour des traumatismes crâniens, des luxations et des écrasements dus à la foule.
Le bilan global et l’impact des touristes étrangers
Sur le coup de minuit, Pampelune a clôturé l'édition 2026 avec un bilan final de 57 hospitalisations en huit courses. Parmi les blessés graves figurent également cinq touristes étrangers : deux Britanniques, un Australien, un Américain et un Allemand, ce dernier souffrant d'une plaie douloureuse au bras gauche. Les organisateurs et vétérans de la course pointent du doigt l'inexpérience des visiteurs étrangers, qui se joignent souvent à la foule en ignorant les codes de comportement rigides et les trajectoires des animaux, déclenchant des chutes désastreuses avec un effet domino sur la chaussée mouillée.
Mais peu importe qu'ils soient étrangers ou locaux, présenter cette race violente comme un précieux héritage culturel est une opération marketing qui tente de masquer une réalité d'exploitation et de souffrance gratuite. Forcer des animaux effrayés à glisser et à se blesser dans les rues des villes, terrifiés par les cris d'une foule en quête de sensations fortes, n'est pas du folklore : c'est une manifestation d'une cruauté légalisée qui piétine tout principe de respect de la vie animale au nom d'une épreuve de courage désormais dénuée de sens.
Il est tout aussi inacceptable qu’en 2026, les contribuables doivent assumer le fardeau d’une gigantesque machine de secours public mobilisée exclusivement pour endiguer les dégâts causés par les jeux de hasard et de hasard dangereux. Consacrer des médecins, des ambulances et des services hospitaliers entiers à ceux qui choisissent délibérément d’être poursuivis par un taureau enlève de précieuses ressources aux soins de santé. Ce spectacle anachronique et sanglant.
