Uccide tartaruga

Un instructeur de plongée tue et mange une tortue protégée en Indonésie (publiant des vidéos effrayantes sur les réseaux sociaux)

L'instructeur de plongée Wei Shang arrêté en Indonésie après avoir filmé et publié le meurtre d'une tortue protégée à Raja Ampat en lui tirant dessus puis en la mangeant

La folie numérique ne connaît pas de limites et devient souvent le principal test qui encadre les coupables. C'est exactement ce qui est arrivé à Wei Shang, un instructeur de plongée chinois de 36 ans, qui s'est retrouvé au centre d'une affaire de braconnage international après avoir publié sur les réseaux sociaux des images d'un crime environnemental sans précédent. Lors d'une plongée dans les eaux protégées de Piaynemo, dans les îles Raja Ampat en Indonésie, l'homme a filmé un véritable acte de cruauté : il a placé un pistolet de plongée directement sur la tête d'une tortue imbriquée, un exemplaire appartenant à une espèce classée en danger critique d'extinction et strictement protégée, la tuant de sang-froid.

Mécontent de l'exécution brutale, l'instructeur a documenté l'intégralité de la séquence et a ensuite téléchargé sur le Web les photos dans lesquelles il l'avait cuisiné et consommé. La combinaison des crimes commis est dévastatrice : pêche au scaphandre autonome et à la carabine dans une zone marine protégée, braconnage et mise à mort d'un animal en voie d'extinction. La vidéo, qui a rapidement rebondi sur les plateformes chinoises et mondiales, a déclenché une vague d'indignation parmi les communautés internationales de plongeurs et les environnementalistes, incitant les patrouilles locales de la communauté indigène Meos Mansar à collecter des preuves cruciales, notamment des carnets de vol et des réservations d'hôtel, pour empêcher l'évasion de l'agresseur.

L'arrestation à l'aéroport de Makassar et les lourdes conséquences judiciaires en Indonésie

Le cercle autour du plongeur s'est rapidement refermé le 14 septembre, lorsque des agents l'ont intercepté et arrêté à l'aéroport international Sultan Hasanuddin de Makassar alors qu'il tentait de quitter le pays. Bien que Wei Shang ait maladroitement tenté de se défendre en prétendant être victime d'usurpation d'identité et de harcèlement en ligne, niant être l'homme dans la vidéo, les autorités locales l'ont transféré à Sorong pour une procédure pénale formelle.

Les accusations portées contre lui sont extrêmement graves : si les enquêteurs confirment son identité dans la vidéo, il risque une peine de prison comprise entre 3 et 15 ans de prison, ainsi qu'une amende allant de 200 millions à 5 milliards de roupies, soit environ 250 mille euros. La sévérité de la réponse institutionnelle confirme la ligne de tolérance zéro adoptée par les autorités indonésiennes envers ceux qui violent les sanctuaires marins protégés, transformant la vanité numérique en un aller simple vers la justice.

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