Red Panda

Adieu à Suri, le timide panda roux symbole de Paradise Park est mort (sans jamais connaître son véritable habitat)

Suri, le timide panda roux de Paradise Park en Cornouailles, est décédé à l'âge de plus de dix ans. Symbole de la structure et apprécié des visiteurs, il n'a jamais connu son véritable habitat

La communauté de Paradise Park a annoncé avec une grande tristesse le décès de Suri, une femelle panda roux qui vivait dans le parc animalier de Cornish depuis 2016. L'animal, désormais âgé – plus de dix ans, un âge significatif pour l'espèce – était devenu l'un des symboles les plus appréciés de la structure.

Suri était surtout connue pour son extrême réserve, trait qui la distinguait des autres spécimens. Ce qui lui a permis de surmonter une partie de ses peurs, c'est son amitié avec Jai-Li, une autre femelle panda roux avec qui elle avait noué un lien indestructible. Grâce à ce compagnon inséparable, Suri a trouvé le courage de descendre des arbres, de participer aux activités quotidiennes et d'aborder les visiteurs avec prudence.

Avec de la patience et une formation de renforcement positif, les gardiens ont pu l'habituer aux contrôles vétérinaires et aux interactions contrôlées. Au cours des expériences avec le panda roux, de nombreux invités ont pu le nourrir à la main et observer l'espèce de près. Suri choisissait souvent de s'asseoir sur les genoux des gens.

Un animal devenu une attraction

Le parc est responsable du programme européen de reproduction du panda roux, menacé par la déforestation, la perte d'habitat et le braconnage. Un projet important dont Suri faisait également partie, mais qui ne peut pas faire oublier l'aspect le moins « romantique » de toute cette affaire.

Suri a en effet passé toute sa vie loin des forêts himalayennes et placée dans un contexte construit pour le public. Sa timidité naturelle s’est peu à peu façonnée pour rendre possibles les interactions avec les visiteurs, la transformant – qu’on le veuille ou non – en une sorte d’attraction.

C'est le paradoxe de ces structures : si d'un côté elles soutiennent des projets de conservation, de l'autre elles obligent ces animaux à vivre comme des objets d'observation continue. Suri n'a jamais choisi ce rôle, et pourtant elle l'a joué pendant des années, sans jamais connaître la forêt himalayenne dans laquelle vivent naturellement ses pairs.

Source : Parc Paradis

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