Éléphant peint en rose pour une séance photo : il est mort des mois plus tard. Que s’est-il réellement passé ?
Chanchal, une éléphante de 70 ans du Fort d'Amber de Jaipur, est devenue le centre d'une controverse internationale après qu'une vidéo la montre couverte de poudre rose lors d'une séance photo avec la photographe russe Julia Buruleva.
Quelques secondes d’images suffisent à déclencher une polémique internationale. C'est ce qui est arrivé à Chanchal, un éléphant de soixante-dix ans qui vivait près du célèbre Fort d'Amber à Jaipur, au Rajasthan. Dans la vidéo devenue virale ces dernières semaines, l'animal apparaît couvert de poudre rose vif pendant qu'un mannequin le chevauche. Sur la photo, le modèle Julia Buruleva.
La vidéo est restée dans l'ombre pendant des mois, jusqu'à ce que la nouvelle de la mort de Chanchal en février 2026 remette tout au premier plan, transformant une dispute esthétique en une affaire de maltraitance présumée sur les animaux.
Le cornac répond : « Ce n’était que du gulaal bio »
Sadiq Khan, le cornac qui s'occupe de Chanchal depuis des années, nie fermement toutes les accusations. Selon son récit, le mannequin l'aurait approché dans la rue pour lui demander d'organiser une séance photo spontanée. En échange de 2 500 roupies, Khan a accepté. La séance n'a duré qu'un quart d'heure et la couleur utilisée sur l'animal était du gulaal sec, la poudre végétale traditionnellement utilisée lors des fêtes hindoues comme Holi, donc biologique et sans produits chimiques.
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Quant à la mort de l'éléphant, Khan a été catégorique : Chanchal était âgé et souffrait de problèmes cardiaques.
« L'autopsie réalisée par le département des forêts a confirmé que la cause du décès était un arrêt cardiaque », a-t-il déclaré. « La peinture n'a rien à voir avec ça. »
Buruleva a également confirmé la version du cornac. Dans un post Instagram publié le 18 février, il écrit que la couleur utilisée était identique à celle utilisée par la population locale lors des célébrations, donc absolument inoffensive pour l'animal. Le 30 mars, après que la mort de Chanchal soit devenue publique, le photographe a ajouté :
« Le tournage a été court, encadré et l'éléphant est resté calme tout au long. Je ne suis en aucun cas responsable de ce qui s'est passé. »
Une vie entre le fort et le village des éléphants
Chanchal n'était pas étranger à Jaipur. Pendant des années, il faisait partie du troupeau de 76 éléphants de Hathi Gaon, le « village des éléphants » sur les pentes du Fort d'Amber, où les animaux étaient utilisés pour transporter les touristes sur un parcours escarpé de quatre kilomètres. Il y a cinq ans, elle a pris sa retraite et se consacre depuis lors principalement aux promenades dans le village.
Une longue vie, passée au contact de visiteurs du monde entier, et qui s'est terminée, selon les rapports officiels, pour des causes naturelles liées à l'âge avancé.
Les institutions et la pression des défenseurs des droits des animaux
Malgré les démentis, l'affaire s'est retrouvée sur la table des autorités. Le département des forêts du Rajasthan, tout en refusant de faire des déclarations publiques, a mis en place une commission d'enquête pour faire la lumière sur les circonstances de la mort de l'éléphant. Un responsable a confirmé la nouvelle de manière anonyme.
Pendant ce temps, l'organisation internationale PETA est entrée dans le vif du sujet en dénonçant les conditions générales des éléphants utilisés pour les promenades touristiques au Fort d'Amber : des animaux maintenus enchaînés et contrôlés avec des instruments coercitifs, avec de graves conséquences sur leur bien-être physique et psychologique.
L'actrice Rupali Ganguly, visage bien connu de la télévision indienne et militante de PETA, a écrit directement au Premier ministre Narendra Modi pour lui demander d'intervenir. Dans la lettre, il appelle l'Inde à suivre l'exemple de l'Indonésie en interdisant les promenades à dos d'éléphant et en promouvant des alternatives technologiques, telles que des éléphants robotisés ou des véhicules électriques décorés, afin de préserver l'iconographie culturelle sans recourir à l'exploitation animale.
Une histoire encore ouverte
Le cas de Chanchal touche des nerfs à vif qui vont bien au-delà d’une simple vidéo. Il allie tourisme et protection animale, tradition culturelle et sensibilité contemporaine, responsabilité individuelle et régulation institutionnelle. La commission d'enquête devra établir s'il y a eu négligence.
xaMais la question que beaucoup se posent ne concerne pas la peinture. Il s'agit de tout le reste. Pourquoi l’avons-nous fait ? Pourquoi continuons-nous à utiliser des animaux comme toile de fond pour nos contenus ? Chanchal n'est pas mort de rose. Mais peut-être qu’elle a vécu trop longtemps sans que personne ne s’en soucie vraiment.
