Pangolini

Horreur à Madrid, 15 pangolins morts découverts dans une valise à l'aéroport : c'est l'espèce animale la plus trafiquée au monde (bien qu'elle soit protégée)

La Guardia Civil intercepte 15 pangolins morts dans une valise à l'aéroport de Madrid. C'est une espèce protégée par la CITES, l'enquête pour trafic illégal et délit contre la faune sauvage est déclenchée.

Un contrôle douanier de routine s'est transformé en une découverte choquante à l'aéroport Adolfo Suárez Madrid-Barajas, à Madrid. Dans la valise d'une passagère qui venait d'atterrir d'Addis-Abeba, les agents de la Guardia Civil ont trouvé quinze spécimens de pangolins morts, soigneusement emballés dans du plastique et rangés dans ses bagages. C'est l'analyse aux rayons X qui a révélé des anomalies dans les densités et les nuances du contenu. Un signal suffisant pour procéder à l'ouverture de la valise, en présence du propriétaire. A l’intérieur, environ 40 kilos d’animaux protégés.

PangolinsPangolins

Une espèce emblématique du braconnage mondial

Les pangolins font partie des mammifères les plus trafiqués au monde. Couverts d'écailles, souvent victimes de la demande illégale liée à la médecine traditionnelle et au marché noir, ils sont inscrits à l'Annexe I de la CITES, niveau maximum de protection prévu par la Convention sur le commerce international des espèces menacées.

Cela signifie que leur commerce est interdit sauf de très rares exceptions scientifiques. Pourtant, le trafic continue d’alimenter un réseau souterrain qui traverse les continents, les aéroports et les ports de commerce. L'opération fait partie des activités de contrôle fiscal et frontalier menées par la Garde civile pour lutter contre la contrebande, le trafic de drogue et la délinquance économique. Mais la saisie d’espèces protégées ajoute un niveau de gravité supplémentaire : il ne s’agit pas ici uniquement de marchandises illégales, mais de biodiversité menacée.

Enquête en cours pour délit contre la faune

Le passager fait désormais l'objet d'une enquête pour délit contre la faune, comme l'exige le code pénal espagnol. Les quinze spécimens ont été confiés à l'autorité nationale CITES pour analyse, catalogage et évaluation du cas. Derrière ces corps sans vie se cache un phénomène que les experts définissent comme l'un des plus lucratifs au monde : le trafic d'espèces sauvages rapporte chaque année des milliards d'euros, souvent lié aux organisations criminelles internationales.

L'interception à Madrid n'est pas un épisode isolé, mais un élément d'une lutte plus large contre le commerce illégal d'animaux protégés. Chaque saisie représente une barrière, mais aussi la preuve que la pression sur les marchés illégaux reste très forte. Et tandis que les enquêtes se poursuivent, une question inévitable demeure : combien d’envois supplémentaires parviennent à échapper aux contrôles ?

Source : Garde Civile

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