Horreur en Chine, des singes obligés de se produire enchaînés et cagoulés pour les familles : arrêtez les spectacles (grâce aux protestations sociales)
Le cas des singes forcés à performer alors qu'ils sont enchaînés et maltraités éclate en Chine. Après des accusations de cruauté et des protestations sur les réseaux sociaux, il a heureusement été décidé d'arrêter les spectacles.
Dans le quartier historique de Longquan, à Shijiazhuang, en Chine, ce qui était présenté comme un « divertissement familial » est devenu un cas national. Au centre de la polémique, des singes contraints de se produire, attachés avec des chaînes et des bâtons en plastique, parfois cagoulés ou muselés, devant un public également composé d'enfants.
Les vidéos, diffusées sur Douyin – la version chinoise de TikTok – montrent des animaux retenus de force, forcés d'exécuter des tours sous la supervision de soi-disant « artistes ». Lorsqu’ils n’obéissent pas, ils sont tirés, intimidés, effrayés. Une scène qui a suscité indignation et colère.
La cruauté et l'humiliation sont passées pour du folklore
Selon des informations circulant en ligne, certains singes étaient tenus les mains liées derrière le dos, immobilisés pour augmenter l'effet scénique. Dans un passage particulièrement choquant, l’un des artistes a même demandé au public s’il souhaitait «goûter la viande de singe».
Des propos qui ont alimenté l’accusation de maltraitance systématique de la faune sauvage. En 2026, on ne peut pas parler de simples spectacles « folkloriques » : appelons les choses par leur nom. Ce sont des spectacles vulgaires basés sur la violence, l'intimidation et l'humiliation de la vie animale.
Les militants ont rappelé que les macaques sont une espèce protégée au niveau national et que leur exposition dans ces conditions est non seulement éthiquement inacceptable, mais pourrait également violer les réglementations sur la protection des animaux.
Mobilisation sur les réseaux sociaux
La réaction ne s’est pas fait attendre. Des milliers d'utilisateurs ont partagé les vidéos, lancé des appels, déposé des plaintes formelles auprès des autorités compétentes demandant une intervention immédiate. Une mobilisation numérique qui a transformé un événement local en un cas symbolique d'une nouvelle sensibilité envers le bien-être animal.
Et heureusement, l'écho de cette protestation est parvenu jusqu'aux responsables. La zone touristique de Longquan a en effet officiellement annoncé la résiliation du contrat avec les artistes concernés. Une décision intervenue après des jours de pression et de rapports. Un signal qui démontre à quel point la participation du public peut influencer les choix institutionnels.
Les images de ces singes attachés ont touché une corde sensible. Pas seulement pour ce qu’ils montrent, mais aussi pour ce qu’ils suggèrent : que la frontière entre divertissement et abus est mince et que la conscience collective est de plus en plus prête à réagir. Nous ne pouvons plus nous permettre de justifier des pratiques qui nuisent aux droits et à la santé des animaux en les qualifiant de traditions. Un changement de paradigme immédiat est nécessaire.
