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« La viande de cheval interdite par la loi, ce sont des animaux de compagnie » : dans la proposition bipartite historique, prison jusqu'à 3 ans et amendes

Chevaux vers le statut d'animaux de compagnie : une loi bipartite au Parlement vise à interdire l'abattage et à introduire un enregistrement obligatoire et des sanctions sévères.

Le Parlement s'apprête à discuter d'un projet de loi destiné à bouleverser le pays : interdire l'abattage des chevaux, ânes, mulets, poneys et bardots et les reconnaître comme animaux de compagnie. L'initiative, arrivée à la Commission de l'Environnement, porte la signature des députés Susanna Cherchi (M5S) et Luana Zanella (Avs), avec une proposition similaire également soutenue par Michela Brambilla. Un axe transversal qui vise à dépasser les clivages politiques sur une thématique éthique et culturelle.

De la mention « non-dpa » à la puce électronique obligatoire

Le cœur du texte vise à attribuer le terme « non-Dpa » aux équidés – non destinés à la production alimentaire – rendant impossible leur abattage à des fins commerciales. Mais ce n’est pas seulement une question symbolique. La proposition prévoit une inscription obligatoire au registre, avec l'inoculation d'une puce électronique pour suivre chaque animal. Quiconque ne respecte pas cette obligation s'expose à des amendes comprises entre 20 000 et 50 000 euros. Un système conçu pour éviter les zones grises et renforcer les contrôles tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

Chiffres en baisse et marché de niche

Les données photographient une réalité déjà en transformation. De 2012 à aujourd'hui, les abattages ont considérablement diminué : de plus de 4 600 animaux à un peu plus de 2 000 début 2025. La consommation de viande de cheval reste limitée : selon un rapport Ipsos publié par Animal Equality Italia, seuls 17 % des consommateurs de viande déclarent en manger au moins une fois par mois. Une tranche minoritaire, alors que 83 % déclarent ne pas en consommer du tout, souvent par empathie envers l'animal.

Pressions des associations et enquêtes

Le processus parlementaire intervient après des années de campagnes et de pétitions. Matteo Cupi, directeur exécutif d'Animal Equality Italia, parle de «passage politique important » et promet d'être vigilant à chaque étape de la discussion. L'association a documenté des irrégularités présumées dans certaines usines, notamment l'abattoir Zerbini & Ragazzi en Émilie-Romagne, sur lequel le parquet de Reggio Emilia a ouvert une enquête après une plainte. Des questions critiques qui contribuent à renforcer la nécessité d'un arrêt définitif.

Pendant ce temps, le débat s’étend au-delà des frontières nationales. En 2020, la Grèce a interdit l’abattage des chevaux, créant ainsi un précédent européen. L’Italie pourrait désormais suivre cette voie, transformant une pratique historique en un chapitre clos. La discussion vient de commencer, mais les enjeux sont importants : pas seulement un changement réglementaire mais un choix de civilité.

Reconnaître les équidés comme des compagnons de vie et non comme des marchandises, c'est aligner le droit sur une sensibilité déjà répandue dans la société. L’objectif est clair : mettre fin aux massacres, protection totale, respect sans compromis. Désormais, le mot passe au Parlement, mais la direction est fixée.

Source : Égalité animale Italie

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