Arrêtez de danser avec les requins et les méduses à l'Aquarium de Paris : les animaux ne peuvent pas être le décor d'une discothèque !
Le tribunal de Paris interdit les soirées dansantes à l'Aquarium de Paris : le tribunal exige le respect de la loi sur le bien-être animal après l'action de Sea Shepherd et PAZ
Danser sous les requins et les méduses ne sera plus possible. L'Aquarium de Paris, niché dans les jardins du Trocadéro, devra dire adieu à ses soirées dansantes. Le Tribunal administratif de Paris a en effet ordonné au préfet de police de mettre fin aux manifestations musicales organisées entre les bassins. Une décision claire qui marque un point fixe : les animaux.
La base de la condamnation est la loi du 30 novembre 2021 contre la maltraitance animale qui interdit la présentation d'animaux dans les discothèques. Selon les juges, lorsque l'aquarium accueille des événements « principalement destinés à la musique et à la danse », il doit être considéré à tous égards comme une discothèque. Et dans ce contexte, la présence de poissons, de requins et d’autres espèces est tout simplement illégale, sans aucune exception ni exemption possible.
L'affaire a été soulevée par Sea Shepherd France, qui avait déjà demandé l'intervention du préfet en 2023. Face au silence des autorités, l'association a porté l'affaire en justice, obtenant une victoire qui réécrit aujourd'hui les règles du jeu.
Des années de mobilisations et de protestations
Le PAZ (Projet Animaux Zoopolis) s'est également engagé aux côtés de Sea Shepherd, qui a organisé des manifestations et des actions de sensibilisation ces dernières années. Les associations ont dénoncé l'impact des bruits amplifiés, des lumières stroboscopiques et des vibrations nocturnes sur plus de 500 espèces et des milliers de poissons hébergés dans les 3 500 mètres carrés de sous-sol de l'ouvrage.
La direction de l'aquarium a toujours rejeté ces accusations, affirmant que les cuves étaient protégées par des vitres épaisses et que les contrôles n'avaient détecté aucun problème critique. Mais pour le tribunal, il ne s'agit pas de mesurer les décibels : c'est le principe inscrit dans le code de l'environnement.
Une victoire pour le bien-être animal
Si le préfet ne fait pas respecter l'interdiction, l'entreprise pourrait même être fermée. Une éventualité qui souligne l’importance de la décision. L'aquarium restera ouvert la journée pour les visites, mais les nuits passées à écouter des DJ sets appartiennent désormais au passé.
Pour ceux qui luttent contre la dramatisation des animaux en captivité, cette sentence représente bien plus qu’un arrêt administratif : c’est la reconnaissance que le bien-être animal ne peut être subordonné au divertissement. Et chaque pas qui éloigne les animaux du bruit des cages est un pas vers un respect plus concret et plus cohérent.
Source : Sea Shepherd France
