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Mystère sur l'ocelot africain capturé dans la banlieue de Milan : il se promenait tranquillement dans les parcs (mais le garder est illégal)

Un serval africain a été trouvé entre Arese et Garbagnate Milanese : le félin sauvage était en liberté dans un parc public de la région milanaise et a été récupéré par les carabiniers. Des enquêtes sont en cours pour comprendre l'origine du léopard

Au début, cela ressemblait à un de ces reportages destinés à devenir une légende de quartier. Un grand félin au pelage doré, agile et tacheté, que l'on voit errer dans les rues et les espaces verts de l'arrière-pays milanais. Et pourtant, tout cela était vrai. Entre Arese et Garbagnate Milanese, est en effet apparu un serval africain (ou léopard d'Afrique), un animal sauvage originaire du centre et du sud de l'Afrique qui n'a rien à voir avec les parcs de Lombardie. Les premiers appels aux autorités sont arrivés le 30 avril en provenance d'Arese. Certains habitants avaient rapporté avoir vu un « gros chat jaune » se déplacer à proximité de chez eux. Une histoire insolite, presque difficile à prendre au sérieux. Mais deux jours plus tard, la situation a pris des contours beaucoup plus concrets lorsque le félin a été repéré à nouveau dans le parc Garbatella à Garbagnate Milanese.

L'intervention de la police forestière dans le parc public

En fin d'après-midi du 2 mai, a commencé l'intervention de l'Unité Forestière des Carabiniers de Garbagnate Milanese, soutenue par la Police Provinciale de la Ville Métropolitaine de Milan et les services vétérinaires. La zone a d'abord été sécurisée, puis les opérateurs ont localisé le félin parmi la végétation du parc. Le Serval fut alors drogué et récupéré sans incident. L'animal a été transféré dans une clinique vétérinaire pour des contrôles de santé et les vétérinaires ont immédiatement confirmé l'espèce : il s'agit d'un serval de Leptailurus, communément appelé ocelot africain. Un félin élégant et élancé, reconnaissable à ses longues pattes, ses grandes oreilles et son pelage tacheté qui ressemble à celui d'un petit guépard.

Parce que l'affaire est devenue si délicate

Cette affaire a ouvert un problème très grave. En fait, le serval fait partie des espèces considérées comme potentiellement dangereuses et la législation italienne interdit aux particuliers de détenir des animaux sauvages de ce type, même s'ils sont nés en captivité. Le risque concerne à la fois la sécurité publique et l’équilibre de la biodiversité locale. Après les examens médicaux, le félin a été transféré dans un zoo situé en dehors de la région, jugé apte à l'héberger où malheureusement pour le moment il poursuivra sa vie en captivité. Pendant ce temps, les enquêtes se poursuivent pour comprendre d'où vient l'animal et surtout comment il a réussi à se retrouver libre parmi les allées d'un parc public fréquenté par les familles et les enfants.

La police forestière tente désormais d'identifier le responsable de la détention du servile. Selon la législation introduite en 2022, ceux qui possèdent illégalement des animaux sauvages sont considérés comme dangereux et risquent des conséquences très graves. Les sanctions peuvent en effet atteindre jusqu'à 150 mille euros, en plus de la confiscation définitive de l'animal. Un épilogue qui transforme ce qui semblait au départ une observation presque surréaliste en une affaire judiciaire et environnementale résolument concrète. Et pendant ce temps, entre Arese et Garbagnate, demeure la stupéfaction de ceux qui se sont retrouvés face non pas à un simple chat errant, mais à un authentique prédateur africain apparu soudainement au cœur de la région milanaise.

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