Niscemi

Niscemi, la croix symbole d'espoir pour la ville s'effondre également (tandis que le front de l'éboulement avance de plus en plus)

Niscemi, le glissement de terrain avance et provoque également l'effondrement de la croix symbole de la commune. Pompiers et volontaires au travail pour soutenir les déplacés

À Niscemi, le glissement de terrain continue de se déplacer, marquant le paysage et la vie quotidienne de la communauté. Malheureusement, les effondrements se succèdent et ces dernières heures, la croix placée le long du front du glissement de terrain en a également payé le prix, qui est devenue ces dernières semaines un symbole d'espoir et de résistance pour le pays. Cela a été confirmé par le maire Massimiliano Conti, qui a parlé sur les réseaux sociaux de la douleur supplémentaire pour une communauté déjà touchée par l'urgence.

La croix était située dans le quartier de Sante Croci, à quelques mètres du vide créé par le glissement de terrain. Elle avait été placée il y a des années en mémoire de l'église endommagée par l'effondrement de 1997 et, après les nouveaux effondrements, elle avait acquis une valeur encore plus forte pour les habitants. Sa chute a eu un profond impact symbolique, plutôt que matériel, dans un contexte marqué par les évacuations et les incertitudes.

Environ 300 familles déplacées

Le glissement de terrain a contraint des quartiers entiers de Niscemi à évacuer, notamment Sante Croci, Trappeto et via Popolo. Il y a environ trois cents familles déplacées, dont beaucoup ont trouvé un hébergement temporaire dans d'autres foyers ou dans des structures municipales comme la salle de sport. La situation reste constamment surveillée pour détecter le risque de nouveaux effondrements. A partir de demain, une antenne locale du commissariat aux urgences sera opérationnelle, hébergée par la Municipalité, avec du personnel régional pour accompagner les citoyens.

Pompiers et volontaires travaillant à récupérer les biens

L'activité des pompiers, qui interviennent sur le front de l'éboulement depuis le 25 janvier, se poursuit sans relâche. Les spécialistes de l'Usar et l'unité Sapr, qui utilise des drones pour la surveillance, ont mis en place un réseau de contrôle avancé sur zone. L'analyse croisée des données a permis, pendant quelques heures, d'accéder à une zone jusqu'alors fermée, entre 30 et 50 mètres du front du glissement.

Dans ce contexte, 30 interventions de récupération d'avoirs ont été réalisées, permettant à plusieurs résidents de regagner temporairement leur domicile pour récupérer leurs effets personnels et les souvenirs d'une vie qui autrement aurait été perdue, toujours accompagnés de sauveteurs.

Aux côtés des institutions, fonctionne un réseau de bénévoles qui soutient les personnes les plus vulnérables. Des associations comme Outsider apportent une aide quotidienne aux personnes déplacées, notamment aux personnes âgées, en leur offrant un soutien pratique et humain. Une œuvre silencieuse qui se déroule dans l'ombre mais qui est essentielle, qui accompagne ceux qui ont perdu leur maison et, souvent, une partie importante de leur histoire.

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