« Nous ne pouvons pas manger d'argent, nos terres ne sont pas à vendre » : protestation indigène à la COP30
Lors du sommet des Nations Unies sur le climat qui se déroule à Belém, les peuples indigènes font entendre leur voix : « pas d'agro-industrie, pas d'exploration pétrolière, pas d'exploitants miniers illégaux ni d'exploitants forestiers illégaux ».
Des représentants des communautés indigènes et certains membres du collectif Juntos protestent contre l'exploitation de leurs terres, dont certains – hier – ont franchi une des barrières de sécurité et ont atteint le Parque da Cidade, lieu principal du sommet sur le climat.
Comme le montrent des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, la tentative d’effraction a provoqué des moments d’affrontements entre les manifestants et les forces de sécurité. Selon des sources des Nations Unies, deux agents ont été légèrement blessés, tandis que les militants ont été évacués par la police.
Les manifestants réclamaient une taxation des grandes fortunes et la fin des forages pétroliers en Amazonie, accusant le gouvernement brésilien d'incohérence écologique.
Le gouvernement ment lorsqu’il dit que l’Amazonie se porte bien et que les peuples indigènes vivent en bonne santé. Si c'était vrai, nous ne serions pas ici pour protester, a déclaré le chaman et activiste de l'OTAN Tupinamba.
Il s'agit de la première COP depuis trois ans à se tenir dans un pays autorisant les manifestations publiques, contrairement aux éditions précédentes en Égypte, aux Émirats arabes unis et en Azerbaïdjan, où les manifestations étaient interdites ou strictement contrôlées.
Mais au-delà des tensions et des accusations, un message clair demeure : derrière ces moments de colère se cachent des voix qui demandent à être entendues.
Voix de personnes qui subissent chaque jour les effets de la crise climatique sur leur terre, sur leur santé, sur leurs racines. Dans un sommet où l'on parle de chiffres, d'émissions et de protocoles, le geste des militants – à tort ou à raison – nous rappelle que la crise climatique n'est pas un débat de salle de conférence, mais une blessure vivante au cœur de l'Amazonie.
