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Protection internationale de plus de 70 espèces de requins et de raies : la décision CITES marque un tournant

La principale organisation mondiale de commerce des espèces sauvages a approuvé de nouvelles mesures visant à renforcer la protection de plus de 70 espèces de requins et de raies (mais laisse une fois de plus les anguilles sur la touche)

Renforcement des zones protégées, interdictions de pêche plus strictes et sensibilisation accrue des communautés locales : lors de la 20e Conférence des parties (CoP20) de la CITES, qui s'est achevée le 5 décembre à Samarkand, en Ouzbékistan, les pays signataires ont voté en faveur d'une réglementation plus stricte du commerce de diverses espèces, des requins baleines aux raies.

Une série de mesures de protection renforcées ont donc été adoptées pour certaines des espèces marines les plus menacées. Un moment historique pour la conservation marine mondiale, marquant un engagement significatif dans la lutte contre la surexploitation des requins et des raies.

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Ce qui a été décidé

Parmi les décisions les plus notables figure l’inscription de nombreuses espèces clés, dont le requin baleine, les requins océaniques, toutes les raies manta et les diables marins, à l’Annexe I de la CITES (la Convention de Washington sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction).

Ce niveau de protection implique une interdiction totale du commerce international à des fins commerciales, une étape décisive dans la lutte contre le déclin de ces espèces.

La protection ne s'arrête pas aux requins et aux raies. D’autres espèces vulnérables, comme le poisson-scie et la guitare-guitare, ont été inscrites à l’Annexe II, avec un « quota zéro » qui suspend complètement les exportations de spécimens sauvages. Cette mesure vise à stopper le commerce des ailerons, des branchies et de la viande, qui a alimenté le déclin de ces populations.

La nouvelle réglementation répond à la réduction drastique des populations de requins pélagiques, qui ont connu un déclin de plus de 70 % au cours des cinquante dernières années en raison de la pêche intensive. L'inscription à l'Annexe I permettra le commerce international uniquement dans des circonstances exceptionnelles, tandis que l'Annexe II réglementera le commerce pour éviter une exploitation incompatible avec la survie de l'espèce.

La CITES, qui compte 185 pays membres, continue de jouer un rôle crucial dans la protection de plus de 40 000 espèces dans le monde en garantissant que le commerce est légal et durable. Le choix de Samarkand comme lieu de la CoP20, ville symbolisant l'échange entre les cultures, a souligné le lien entre la nature et l'humanité, rendant cette étape vers la protection des espèces marines encore plus significative.

Avec l’adoption de ces nouvelles mesures, il y a enfin un espoir de rétablissement pour certaines des espèces les plus vulnérables de notre planète.

Source : CITES

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