Siale, la seule baleine à bosse albinos au monde, repérée : les images du petit jouant avec sa mère réchauffent le cœur
Siale, la seule baleine à bosse albinos connue, a été aperçue en Nouvelle-Galles du Sud : née à Tonga, une vidéo la montre jouant dans les vagues à côté de sa mère
Une scène d'un documentaire : un petit baleineau à bosse albinos nageant à côté de sa mère dans les eaux de la Nouvelle-Galles du Sud, en Australie. Son nom est Siale, qui signifie en langue Tonga « jasmin blanc ». Née en 2024, cette petite baleine au pelage blanc a retenu l'attention des biologistes et des passionnés de la faune marine du monde entier.
Son observation, survenue le 5 novembre 2025, a été confirmée par les experts de l'organisme ORRCA et de la base de données internationale Happywhale, grâce à une vidéo réalisée par la charte Whale Discoveries. Les images montrent Siale jouant insouciante à côté de sa mère, dans un rare spectacle de grâce et d'harmonie marine.
Un héritier de Migaloo, la légendaire baleine blanche
Avant Siale, la seule baleine à bosse albinos connue était Migaloo, observée pour la première fois en 1991 le long de la côte est australienne. Cependant, ses traces se sont perdues depuis 2018 et sa disparition fait aujourd'hui de Siale le seul spécimen albinos connu au monde.
L'albinisme chez les baleines à bosse est un phénomène extrêmement rare, avec une probabilité estimée à 1 cas sur 40 000 naissances. Contrairement au leucisme – une maladie qui réduit la pigmentation mais ne l’élimine pas entièrement – l’albinisme implique l’absence totale de mélanine, le pigment qui colore la peau et les yeux. C'est pourquoi Siale présente non seulement un corps entièrement blanc, mais aussi des yeux rougeâtres, signe indubitable de sa singularité génétique.
Un exemple à protéger
Pour assurer la sécurité de Siale et de sa famille, les autorités australiennes ont établi une zone d'exclusion de 500 mètres autour de leur route migratoire, interdisant le passage des bateaux et des jet skis. L’objectif est de minimiser les risques de collisions et le stress des animaux, déjà menacés par le trafic maritime et le bruit sous-marin. La beauté de l'océan et l'espoir que l'homme apprendra à le protéger véritablement se reflètent désormais dans la blancheur de Siale.
