Toxic, rejeté par l'EFSA mais toujours dans les champs: le pesticide que l'UE a décidé d'économiser pendant 7 ans supplémentaires
L'Union européenne vient d'accorder encore 7 ans à un pesticide considéré comme toxique pour le développement des enfants et pour les femmes enceintes, ignorant l'alarme lancée par l'EFSA. Le renouvellement de la 8-hydroxichinoline, grâce à une clause, risque désormais d'ouvrir la porte à de nombreuses autres substances dangereuses
Sept ans supplémentaires pour une substance toxique, classés comme dangereux pour la reproduction et nocifs pour les enfants et les femmes enceintes. Malgré les données incomplètes et la perplexité de l'EFSA, l'UE a approuvé le renouvellement de la 8-hydroxichinoline, un pesticide que Pan Europe insère parmi les « Toxic 12 », les douze substances les plus urgentes à éliminer du marché.
Au cours de la réunion du comité de buckoff à la mi-mai, les États membres ont approuvé le renouvellement de l'autorisation pour l'utilisation du Chinolin-8-Ole pendant 7 ans, recourant à une clause exceptionnelle prévue par le règlement de l'UE sur les pesticides: celle de « l'exposition négligeable ».
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Une dérogation qui permettra l'utilisation de substances très dangereuses uniquement dans des conditions de sécurité extrêmes, telles que les systèmes fermés et sans résidus alimentaires détectables. Mais dans le cas de la 8-hydroxichinoline, ces conditions ne semblent pas avoir été respectées: les États membres ont approuvé leur utilisation dans des serres permanentes pour l'irrigation baisse.
L'EFSA lui-même a signalé de graves lacunes dans les données fournies par le demandeur. Par exemple, des informations fondamentales sont manquantes sur l'exposition de groupes vulnérables, comme les enfants qui vivent dans des zones agricoles. Et les températures supposées dans les tests, encore à 20 ° C, ne reflètent pas la réalité des serres en Europe du Sud, où 40 ° C sont facilement dépassés, avec une augmentation conséquente des émissions de la substance.
De plus, en cas de dysfonctionnement ou d'erreur technique pendant l'application, les opérateurs agricoles seraient exposés à des niveaux supérieurs aux limites jugées « sûres », toujours selon l'EFSA.
Pourtant, malgré tout, la Commission a fait pression pour le renouvellement, basé sur des hypothèses non réalistes et des scénarios optimistes, ignorant les blocs de blocage de la Pan Europe et diverses ONG environnementales. Un coup de pouce qui représente un précédent très dangereux.
S'appuyer sur des données incomplètes et des hypothèses irréalistes menace de compromettre les années de progrès vers l'élimination des pesticides les plus dangereux, a déclaré Salomé Rynel de Pan Europe. Cette décision sape l'objectif principal de la réglementation des pesticides, qui consiste à protéger les personnes et l'environnement et à éliminer les substances nocives du marché.
L'organisation demande désormais aux États membres d'agir à l'échelle nationale: interdire les produits contenant cette substance sur ses marchés, malgré le renouvellement européen est valable jusqu'au 30 juin 2032.
Une décision, celle prise à Bruxelles, qui risque de revenir en arrière la montre de sécurité environnementale et de santé. Et de compromettre la confiance des citoyens européens dans les institutions qui devraient les protéger.
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