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Twist de l'intrigue ! Titan, la plus grande lune de Saturne, n'a peut-être pas d'océan souterrain (mais abrite quand même un peu de vie)

Un océan sous la surface de Titan ? Non, voici le démenti : une analyse plus approfondie des données collectées par la célèbre sonde Cassini de la NASA montre que la plus grande lune de Saturne n'abrite peut-être pas une vaste étendue d'eau, mais plus probablement des couches de boue avec des poches d'eau isolées. Cette découverte revêt une immense importance pour les études sur la vie sur d'autres mondes.

Non, il n'y a pas d'océan souterrain sur Titan : une analyse plus approfondie des données collectées par la célèbre sonde Cassini de la NASA montre que la plus grande lune de Saturne n'abrite peut-être pas une vaste étendue d'eau, mais plutôt des couches de boue avec des poches d'eau isolées. Cette découverte revêt une immense importance pour les études sur la vie sur d'autres mondes.

En 2012, des scientifiques annonçaient la présence probable d'un océan sous la surface de Titan, le principal satellite de la planète. Seigneur des Anneaux. L'hypothèse, avancée déjà en 2008, a été formulée en appliquant une nouvelle technique basée sur l'observation des déformations auxquelles il est soumis. Titan le long de son orbite autour de sa planète.

Mais une nouvelle analyse des données de la mission Cassini a révélé que la lune de Saturne pourrait avoir des couches de boue avec des poches isolées d'eau liquide au lieu d'une grande et unique masse d'eau. En particulier, l'intérieur du satellite serait très probablement composé de glace et des couches de neige fondante contenant de l'eau liquide se formeraient près de son noyau rocheux.

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Ces résultats, qui ne réfutent cependant pas l'hypothèse selon laquelle Titan pourrait héberger une forme de vie, ne constituent pas seulement une curiosité scientifique importante : ils pourraient en effet améliorer la compréhension de Titan et d'autres lunes glacées de notre système solaire.

Cette recherche met en évidence la puissance des données d’archives scientifiques planétaires – explique Julie Castillo-Rogez, co-auteur de l’étude – Il est important de se rappeler que les données collectées par ces sondes spatiales extraordinaires sont vitales, de sorte que des découvertes peuvent être faites des années, voire des décennies, plus tard, à mesure que les techniques d’analyse deviennent plus sophistiquées.

L'ouvrage a été publié le Nature.

Sources : NASA/Nature

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