Une offre d'un million d'euros pour lancer le premier prix Nobel pour le climat et la santé planétaire

Une offre d'un million d'euros pour lancer le premier prix Nobel pour le climat et la santé planétaire

Un million d'euros déposé à Berlin par le moteur de recherche pour déclencher une catégorie de reconnaissance sans précédent, afin que l'action climatique obtienne enfin le prestige mondial nécessaire

Alors que les scientifiques lancent des alarmes de plus en plus désespérées sur le sort de la planète en raison de la crise climatique et que les innovateurs multiplient les solutions, les idées révolutionnaires qui pourraient sauver la Terre restent piégées dans les limbes de l’invisibilité. Trop technique pour être mis sous les projecteurs, trop urgent pour être ignoré.

C'est là qu'intervient la proposition d'Ecosia : un prix Nobel entièrement dédié au climat. Une reconnaissance qui transforme les carrières en légendes, les découvertes en mouvements mondiaux.

Et cette fois, l’idée ne vient pas des gouvernements ou des lobbies internationaux, mais du moteur de recherche qui a fait des arbres son modèle économique. Et qui a décidé de mettre un million d'euros sur la table.

Un million d'euros vaut une révolution

Ecosia a déposé un million d'euros chez un notaire à Berlin, destiné exclusivement à financer le « Prix Nobel du Climat ». Avec l'argent, une lettre directe a été envoyée à la Fondation Nobel pour entamer une collaboration.

Le but ? Combler un vide qui n’est plus acceptable. Le prix Nobel célèbre l'excellence dans six catégories : physique, chimie, paix, littérature, économie, médecine. Mais il y a un manque de reconnaissance pour ceux qui protègent le système qui rend tout le reste possible : le climat.

L'intention est d'amplifier la tradition Nobel, en la ramenant à la vision originale d'Alfred Nobel : récompenser ce qui apporte « le plus grand bénéfice à l'humanité ».

Une scène pour ceux qui changent les règles du jeu

Le Prix Nobel du Climat imaginé par Ecosia vise à offrir une reconnaissance capable d'honorer des individus, des collectifs ou des entreprises qui ont réalisé des progrès significatifs en matière d'innovation, d'atténuation, de régulation, d'activisme climatique.

Christian Kroll, PDG d’Ecosia, l’a dit sans détour : « La manière dont nous nous adapterons à la crise climatique définira l’humanité. »

Kroll estime que le prestige du Comité Nobel et de l'Académie royale des sciences de Suède peut faire la différence : éclairer les innovations et inspirer une nouvelle génération de leaders climatiques.

Le million d'euros d'Ecosia n'est qu'un début : un capital d'amorçage, prêt à être débloqué dès que la Fondation Nobel donnera son feu vert. L’entreprise s’est dite prête à financer une fondation à long terme ou à impliquer d’autres organisations engagées en faveur de la justice climatique. L’important est que les solutions climatiques obtiennent une place stable dans la famille Nobel.

Et il y a un autre détail crucial : Ecosia ne veut pas avoir son mot à dire sur les nominations ou les gagnants.

Luisa Neubauer, militante pour le climat, a fortement soutenu la campagne : « Un prix pour le climat et la santé de la planète encouragerait les gens du monde entier à développer des solutions, à améliorer les politiques, à mobiliser les communautés. Il est temps que la tradition Nobel reconnaisse la plus grande crise de notre temps.

Andreas Huber, du Club allemand de Rome, a fait écho à ce concept : l'idée originale de Nobel était d'honorer ceux qui apportent le plus grand bénéfice à l'humanité. Et aujourd’hui, ceux qui protègent les fondements de notre existence méritent exactement cette reconnaissance.

Même les dirigeants indigènes comme Álvaro Tukano, du Brésil, ont fait entendre leur voix : les prix les plus prestigieux du monde doivent enfin reconnaître « le problème le plus dramatique auquel est confrontée la planète ».

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