La maire de Paris plonge dans la Seine : "promesse tenue, l'eau est très bonne" (mais des doutes sur la pollution subsistent)

La maire de Paris plonge dans la Seine : « promesse tenue, l'eau est très bonne » (mais des doutes sur la pollution subsistent)

Entourée d'une foule de monde, la maire de Paris Anne Hidalgo s'est immergée dans la Seine pour prouver qu'elle est (enfin) baignable et tenir sa promesse. Mais les eaux du fleuve sont-elles vraiment sûres ?

Il l’a promis et il l’a vraiment fait. Un peu plus d'une semaine avant le début du très attendu Jeux olympiques, Ce matin, la maire de Paris Anne Hidalgo a plongé dans la Seine pour démontrer que les eaux du fleuve sont sûres et prêtes à accueillir des compétitions de natation de fond.

« Promesse tenue, c'est une journée de rêve. L'eau est très bonne. Un peu froid, mais pas si grave » s'est exclamé le premier citoyen après avoir plongé en combinaison courte près du Pont Marie, devant le célèbre îlot Saint-Louis.

Plongaient également à ses côtés Tony Estanguet, président du comité d'organisation des Jeux olympiques et Marc Guillaume, préfet de la région parisienne.

Il y a quelques jours, la ministre française des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, a elle aussi fait un saut symbolique pour rassurer l'opinion.

Un rêve devenu réalité?

La baignade dans la Seine est interdite depuis 1923, lorsque la rivière a été jugée « biologiquement morte » en raison d’une forte pollution. Le rendre baignable était un des enjeux de la campagne électorale d'Anne Hidalgo, qui se réjouit aujourd'hui. Des promesses similaires avaient été faites dans le passé par des hommes politiques tels que l'ancien maire Jacques Chirac, qui avait garanti en 1988 que la rivière serait nettoyée d'ici la fin de son mandat, décevant par la suite les citoyens. Désormais, la situation semble plus rassurante, grâce à un plan de 1,4 milliard d'euros.

Malgré les tentatives de rassurer, des doutes demeurent. Même si les niveaux se sont certainement améliorés par rapport aux années précédentes, entre fin juin et début juillet, des niveaux dangereux de Escherichia coli dans la rivière pour la troisième semaine consécutive. Et à en juger par les images, l'eau ne semble pas tout à fait claire…

A lire également