L'ours M91 a été (également) tué dans le Trentin immédiatement après le décret d'assassinat
Après « M90 » et « Kj1 », c'est le troisième ours tué dans le Trentin au cours des 10 derniers mois parce qu'il était considéré comme dangereux. La réponse du LAV et d'autres associations de défense des animaux ne s'est pas fait attendre, le qualifiant d'acte cruel et antidémocratique.
Après M90, condamné à mort début février, et KJ1, tué fin juillet immédiatement après le décret d'exécution, l'ours M91 a été abattu par les agents du Corps Forestier du Trentin, à la disposition du président de la Province Autonome de Trente, Maurizio Fugatti.
L'ours, qui avait suivi un randonneur en amont de Molveno, sur le plateau de Paganella, fin avril, s'était depuis approché à plusieurs reprises des zones résidentielles et avait suivi une personne pendant longtemps, c'est pourquoi les autorités ont jugé opportun de l'éliminer. afin « d’assurer la protection de la sûreté et de la sécurité publiques ».
Le spécimen, selon la Province, a été classé dangereux selon le Pacobace (Plan interrégional pour la conservation de l'ours brun dans les Alpes centrales-orientales) jusqu'à la note 16 sur 18.
La réponse de LAV ne s'est pas fait attendre, ayant déjà exprimé son avis quant à la décision de lui appliquer le collier radio pour surveiller ses déplacements. Sur la page FB de l'association on lit :
Horreur encore dans le Trentin : le jeune ours M91 a été condamné puis tué en quelques heures !
Fugatti continue son délire de toute-puissance orsicide et a encore tué un ours quelques heures après avoir signé l'accord qui prévoyait son abattage. Un acte cruel et antidémocratique qui ne nous a pas permis de faire appel au TAR !
Le fait que l'abattage ait eu lieu quelques heures après la mesure aurait empêché les associations de défense des animaux de faire appel à temps. C’est pourquoi nombre d’entre eux, dont LEAL, LEIDAA et OIPA, ont déclaré dans une déclaration commune qu’ils interviendraient – dans les bureaux judiciaires appropriés pour démontrer l'illégitimité du décret avec pour conséquence des dommages à la faune sauvage et l'abattage inutile d'un animal (protégé). –
LAV souligne qu'en réalité il n'était pas du tout agressif, comme le décrivent les autorités, à tel point qu'en avril – malgré les nombreuses provocations subies par l'homme, notamment les jets de pierres et les menaces avec un bâton, il avait répondu en d'une manière exemplaire sans aucune réaction agressive. – Tandis que Leal déclarait : – si tel doit être le critère de la loi actuelle, chaque gibier doit être tué, même sans raison justifiée.-
En ce qui concerne la fréquentation de zones anthropisées, il a été identifié à plusieurs reprises – alors qu'il s'alimentait dans des poubelles non protégées – les mêmes poubelles, souligne LAV, – que Fugatti dans son décret prétend avoir déjà remplacées, mentant clairement sans vergogne. –
SOURCES : LAV/Les Dolomites/Leal
