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Stop aux poisons : le projet écologique qui révolutionne la lutte antiparasitaire en Italie

Life BIOREPEM, un projet pilote italien, propose aux municipalités une nouvelle approche de lutte antiparasitaire. Pièges à capture massive, surveillance numérique et approche intégrée sont les éléments clés de ce modèle qui vise à réduire l'utilisation de biocides.

Depuis quelques temps, les associations environnementales et les citoyens expriment leur inquiétude pour l'utilisation de substances toxiques dans la lutte contre les nuisibles en milieu urbain. En effet, la mort-aux-rats et les insecticides peuvent provoquer des intoxications chez les animaux domestiques et sauvages, polluer les aquifères et présenter également un risque pour la santé humaine.

Dans ce contexte, le projet Life BIOREPEM (Biocide Reduction in Municipal Pest Management) vise à offrir une alternative aux méthodes traditionnelles de contrôle et de désinfestation des rongeurs. Ce projet entièrement italien démontre qu'il est possible libérer nos communes des souris et des moustiques sans recourir à des substances toxiqueset dans un souci d’économie. Financé par l'Union européenne et coordonné par la municipalité de Fiumicino, le projet voit l'administration municipale être la première à nouvelle approche écologique de la lutte antiparasitaire.

Un système innovant qui allie écologie et technologie

Life BIOREPEM, présenté le 9 décembre à Fiumicino après 4 ans d'activité et d'expérimentation, a été testé dans la Commune de Fiumicino (RM) et dans celle de Francavilla al Mare (CH). L'objectif est désormais d'inviter d'autres municipalités italiennes à adopter cette solution innovante, en utilisant l'infrastructure numérique développée et mise à disposition gratuitement. .

Pièges intelligents et surveillance numérique : la recette gagnante

Le cœur du projet BIOREPEM est un système intégré qui combine pièges écologiques et captage massif, plateforme numérique de gestion et de surveillance, actions de prévention et communication aux citoyens. Les pièges, plutôt que d'empoisonner les souris, les attirent naturellement, les éliminent et les maintiennent à l'intérieur, évitant ainsi la contamination d'autres animaux qui pourraient ingérer l'appât toxique.

Mais ce n'est pas tout : chaque piège est géolocalisé et le réseau est globalement géré et surveillé via une plateforme numérique ad hoc. Une application mobile remise aux opérateurs leur permet de suivre les interventions en temps réel, contrairement aux méthodes traditionnelles, et de collecter des données.

Résultats concrets et durabilité économique

Testé avec succès à Fiumicino et Francavilla al Mare, le modèle BIOREPEM il a démontré son efficacité dans la prévention des infestations dans les bâtiments scolaires, les bureaux municipaux et les zones touristiques. Les résultats? Plus de 7 300 contrôles effectués, aucun spécimen capturé à l'intérieur des bâtiments en 3 ans de tests et zéro fermeture d'école, seulement 5 heures d'interruption dans un cas particulièrement complexe.

Mais le modèle BIOREPEM n’est pas seulement respectueux de l’environnement, il est également économiquement avantageux. L'étude de faisabilité économique a en effet démontré qu'après une période de 3 ans nécessaire pour amortir l'investissement initial pour l'achat des pièges, le système BIOREPEM cela devient moins cher que les méthodes traditionnellesavec des coûts nettement inférieurs à long terme.

Un modèle « open source » pour toutes les Communes

La bonne nouvelle est que – l'infrastructure numérique pour la gestion du service de désinfestation des moustiques et de lutte écologique contre les rongeurs est disponible gratuitement dans toutes les municipalités italiennes. La plateforme numérique peut être facilement adaptée à n'importe quel territoire et calibrée pour des réseaux de différentes tailles, permettant à chaque administration de gérer la lutte contre les nuisibles de la manière la plus appropriée et la plus efficace.

Un changement de paradigme dans la lutte antiparasitaire

Life BIOREPEM représente un changement de paradigme dans la lutte antiparasitaire. L'étude ACV, qui a comparé l'impact environnemental tout au long du cycle de vie du service effectué de manière traditionnelle et selon le modèle BIOREPEM, a souligné sans équivoque que le nouveau système a des impacts nettement inférieurs sur de nombreux indicateurs différents et en termes globaux. Cela démontre qu'il est possible de combiner la protection de la santé publique avec la protection de l'environnement, sans compromettre l'efficacité des interventions et en garantissant, en outre, des économies économiques pour les administrations.

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