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Océans au carrefour: de la conférence des Nations Unies de Nice A Global Plan, mais le temps est valable

La conférence des Nations Unies sur les océans a clôturé avec 170 pays signés par une déclaration pour sauver la mer. À un pas de l'entrée en vigueur le traité en haute mer. Mais le plastique, l'exploitation des mères profondes et le financement restent des nœuds cruciaux

Pendant cinq jours, du 9 au 13 juin 2025, Nice a hébergé le Troisième conférence des Nations Unies sur les océans (UNOC3), un événement mondial qui a apporté plus de 170 pays, 55 chefs d'État et 15 000 délégués des gouvernements, des sciences, de la société civile et du secteur privé.

Le résultat principal a été l'adoption du Beau plan d'action océaniqueaccompagné d'une déclaration politique qui relance les engagements pour la mise en œuvre duObjectif de développement durable 14 de l'agenda 2030dédié à la protection des océans.

Un plan mondial pour un océan en danger

La déclaration finale, intitulée « Notre océan, notre avenir: United pour une action urgente« , Reconnaît que l'action internationale ne se déroule pas à la vitesse ou à l'échelle nécessaire. L'urgence de:

  • protéger au moins 30% des océans d'ici 2030 (cible « 30 × 30 »);
  • Renforcer la résilience des écosystèmes marins contre le climat, l'acidification et la pollution;
  • Assurer la participation active des communautés locales, autochtones et côtières dans les décisions;
  • Soutenez une économie océanique durable, équitable et basée sur la science et les droits.

L'accord souligne également le rôle du droit international, rappelant la Convention des Nations Unies à droite de la mer et le lien direct entre les océans, la crise climatique et la biodiversité.

Traité sur la haute mer: à un pas de la rue

Au cours du sommet, 19 autres États ont ratifié le traité sur la biodiversité marine dans les domaines au-delà de la juridiction nationale (BBNJ), atteignant 51 ratifications (50 pays + Union européenne). Il ne manque que neuf pour son entrée en vigueur.

Le traité, approuvé en 2023 après 15 ans de négociations, est considéré comme une pièce fondamentale pour créer 30 × 30, car elle permettra la création de zones marines protégées même en haute mer, toujours sans protection systématique.

Nouvelles zones marines protégées: dossiers et nouvelles promesses

Polynésie française Il a annoncé l'institution de la plus grande zone marine protégée au monde: 4,8 millions km², égal à l'ensemble de l'espace économique exclusif. 20% de la zone sera soumise à une protection complète, tandis que le reste admettra uniquement la pêche traditionnelle, la recherche scientifique et l'écotourisme.

D'autres engagements provenaient d'Australie, de Colombie, de Samoa, de Tanzanie, de São Tomé et de Príncipe, des îles Salomon et de la Grèce. Selon les estimations du WWF, la somme de ces nouvelles annonces pourrait entraîner une protection globale de 8% actuelle à plus de 10%.

Finance bleue: avance, mais toujours insuffisant

Des fonds importants ont été annoncés:

  • Commission européenne: 1 milliard d'euros pour la conservation marine;
  • Allemagne: 100 millions pour la remise en état des bombes dans les mers nord et baltes;
  • Italie: 6,5 millions pour renforcer la surveillance par satellite des zones protégées.

Cependant, l'objectif de 175 milliards de dollars par an pour atteindre l'objectif 14 reste loin. Le plan de Nice vous invite à impliquer davantage le secteur privé, avec des outils tels que des obligations bleues, des paiements pour les services écosystémiques et un financement d'impact environnemental.

Les défis non résolus: plastique, mines et crise climatique

Si, d'une part, les progrès sont évidents, d'autre part, ils restent cruciaux:

  • Plastique: Plus de 90 pays ont soutenu la proposition d'un traité de liaison international sur la pollution plastique. Mais les négociations (Inc 5.2) restent dans le décrochage et la fenêtre pour un accord concrète se rétrécit.
  • Exploitation des mères profondes: seulement 37 pays (quatre de plus que la conférence précédente) ont demandé un moratoire de précaution sur Extractions du fond marin. Selon des experts et des ONG, comme le WWF, il existe encore des garanties scientifiques suffisantes pour éviter des dommages irréversibles.
  • Crise climatique: tout en rappelant leAccord de Parisla déclaration ne nomme pas explicitement les combustibles fossiles, considéré par les mouvements environnementaux le véritable cœur du problème.

Deuxième Pepe ClarkeLeader des océans du WWF, « La conférence a donné une nouvelle impulsion à la conservation marine, mais si nous ne faisons pas face à la crise climatique à la racine, les écosystèmes continueront de se débarrasser ».

Nouvelles initiatives: requins, baleines et données partagées

Parmi les nouveautés qui ont émergé dans Nice, ils incluent le lancement du Coalition mondiale pour arrêter l'exingration des requins et rayons menaçantspromu par la France, pour protéger les espèces essentielles pour l'équilibre marin et la plate-forme Bluecorridors.orgcréé par le WWF et le partenaire, qui intègre des décennies de données sur la surveillance des baleines avec des cartes des menaces et des solutions de conservation.
Les deux visent à améliorer les politiques de protection et de gestion basées sur des données scientifiques.

Et l'Italie?

L'Italie, présente au sommet, a annoncé le renforcement de la surveillance technologique de l'ampli, mais reste en dehors des ratifications du traité BBNJ. WWF Italia espérait un tournant:

« Notre pays a un rôle stratégique en Méditerranée. Il est temps de prendre un leadership concret pour protéger la mer, soutenir un moratoire sur l'extraction de la mer profonde et contribuer aux objectifs mondiaux de 30 × 30 » – a déclaré Giulia Prato, WWF Italia Sea Manager.

Le budget: « vent à la poupe » Oui, mais une voie solide est nécessaire

Selon le secrétaire général de l'ONU António GuterresLa cupidité est « le véritable ennemi des océans ». La déclaration politique de Nice a créé un élan indéniable, mais sans mise en œuvre, surveillance et courage politique concrètes, les objectifs à 2030 risquent de rester inaccessibles.

Le prochain défi est déjà à l'horizon: le COP30 sur le climatà Belém (Brésil). Ce sera là qu'il sera compris si l'ambition exprimée à Nice peut se traduire par une action systémique et coordonnée pour sauver l'avenir des océans.

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