Je vais vous dire comment le glyphosate a ruiné ma vie pour toujours
Ludovic Mauuté raconte comment le glyphosate l'a empoisonné et l'a réduit à la fin de la vie. Une histoire qui nous rappelle une fois de plus à quel point cet herbicide est dangereux
Le glyphosate est toujours l'herbicide le plus utilisé au monde, malgré le fait que pendant des années, il a été au centre d'une avalanche de preuves scientifiques qui indiquent sa cancérogénicité possible. Depuis 2015, l'Agence internationale pour la recherche sur le cancer (CIRC) l'a classée comme «probablement cancérigène» pour l'homme, et de plus en plus de recherche la relie à des lymphomes et à d'autres pathologies très sérieuses.
Pour confirmer ces risques, il y a aussi l'étude du Ramazzini Institute, récemment publié sur Santé environnementale, Ce qui montre comment le glyphosate peut encourager les tumeurs même à des doses jugées sûres. Lisez aussi: Glyphosate, The Final Verdict: L'étude historique italienne confirme le risque de cancer
Les affaires judiciaires affluent alors, comme la récente condamnation de Bayer pour payer une compensation maxi à trois agriculteurs américains de lymphome non hodgkinien, qui démontrent combien cet herbicide a déjà causé de réels dommages reconnus par la justice. Lisez aussi: Glyphosate: Bayer a condamné à payer une compensation maxi à 3 agriculteurs qui sont tombés malades en raison de son herbicide
Pourtant, malgré les risques évidents pour la santé humaine et l'environnement, L'Union européenne a décidé d'étendre son autorisation jusqu'en 2033. Une décision qui favorise le hall des pesticides et ignore la souffrance de ceux qui paient les conséquences de ce poison légal sur leur peau.
Les témoignages de ceux qui ont vu leur vie détruit par le glyphosate ne sont plus comptés. Et maintenant, il y a une autre de ces histoires que nous ne pouvons ignorer, celle de Ludovic Maugé.
L'histoire de Ludovic Maugé
Ludovic Mauté était un jardinier paysagiste en Bretagne, en France. Pendant trente ans, il a travaillé en contact direct avec le glyphosate, sans savoir qu'un jour il recevrait un terrible diagnostic: un lymphome intravasculaire avec des cellules B, une forme de cancer rare et dévastateur.
Sa maladie, comme il dit un Euronewsa été reconnu comme professionnel, une reconnaissance fondamentale mais qui ne suffit certainement pas pour lui donner une vie normale. Aujourd'hui, Ludovic vit accroché à un fil, après avoir fait face à plus de chimiothérapie qu'il ne le permettait habituellement, s'accrochant au dernier espoir d'un camion à cellules souches maintenant.
Malgré toutes ses souffrances, Il ne reçoit qu'un chèque d'État et une compensation négligeable de Bayer-Monsanto L'entreprise qui produit le glyphosate qui l'a empoisonné (seulement 180 euros pour avoir détruit sa vie pour toujours!).
C'est une misère – dit-il – mais je m'en fiche. La chose la plus importante pour moi était que ma maladie a été reconnue comme liée au travail.
Ludovic, bien sûr, ne peut plus fonctionner, mais sa bataille ne s'arrête pas, en fait, il veut que son histoire soit un avertissement et sert à démasquer ce que beaucoup prétendent encore ne pas voir:
Ce que je veux, c'est diffuser le message. Le glyphosate a détruit ma vie, il m'a empoisonné. Ces produits détruisent les gens et détruisent la nature. Quand je vois que les politiciens autorisent à nouveau ces produits, je ressens beaucoup de colère. C'est la faute du lobby des pesticides. Malheureusement, nous sommes impuissants contre ces politiciens et Bayer-Monsanto. Si je pouvais dire une chose à l'Union européenne, c'est ceci: ces produits sont interdits. C'est tout.
Nous croyons que des histoires comme celle de Ludovic ne peuvent plus passer en silence. Il n'est pas acceptable de continuer à permettre l'utilisation de substances telles que le glyphosate alors qu'il existe des preuves, des témoignages et des études qui montrent ses risques.
Des choix politiques vraiment courageux sont nécessaires, ce qui met la santé des gens et l'environnement devant les intérêts des multinationales. Et ils sont nécessaires maintenant!
