Benno

Adieu à Benno, les rhinocéros blancs solitaires ont toujours fermé le zoo (qui se terminera désormais dans un musée)

Benno, le plus ancien rhinocéros blanc d'Italie, est décédé à 44 ans après avoir vécu pour toujours dans une cage. Son squelette sera transféré au musée Turin

Benno, l'un des rhinocéros blancs les plus longs d'Europe, est décédé au Natura Viva Park à l'âge de près de 44 ans. Né dans les années 1980 dans le zoo de Knoxville, au Tennessee, il a passé une vie de mouvements continus entre différents parcs européens, en 2012 à Bussolego et Salzbourg, avant de trouver un accommodage définitif en Italie en 2012 à Bussolego, sur les banques.

Une vie solitaire, loin du peloton

Le comportement agressif envers les femmes de son espèce a rendu un spécimen difficile à gérer. Ne pas pouvoir s'insérer dans des contextes sociaux, Benno avait tendance à évacuer le stress en détruisant des objets et en frottant le klaxon, ce qui est venu à réduire quelques centimètres.

En Italie, un département de tailleur a été construit pour lui, sans d'autres rhinocéros, mais avec la possibilité d'interagir pacifiquement avec les antilopes. Dans ce nouveau logement, Benno a vécu sa vieillesse avec une certaine sérénité et son klaxon est revenu pour grandir pour atteindre 40 centimètres.

Une seconde vie au musée

Après une vie sans descendants et marquée par la solitude, Benno est décédé de la vieillesse, soigné par le personnel du parc. Son squelette sera transféré au Musée des sciences naturelles de Turin, où il continuera de « vivre » comme témoignage de son espèce et la longue bataille pour la conservation des rhinocéros blancs, toujours menacé par le braconnage pour le commerce illégal de la corne.

Le prix à payer pour une vie fermée dans un zoo

L'histoire de Benno nous invite à réfléchir sur le rôle du zoo dans le monde moderne. D'une part, ces lieux peuvent contribuer à la conservation des espèces menacées. Mais de l'autre, nous ne pouvons ignorer le prix que de nombreux animaux paient en termes de liberté, d'isolement et de souffrance psychologique.

Le fait que Benno ait trouvé un équilibre uniquement à la fin de l'âge, dans un département fait pour se mesurer, souligne à quel point il est difficile de reproduire les conditions environnementales et sociales nécessaires pour le bien-être des animaux sauvages en captivité.

Son agression, le frottement continu de la corne et l'impossibilité de se reproduire ne sont pas des « défauts de caractère » simples, mais des signaux d'inconfort profond, souvent invisibles pour le public, qui montrent parfaitement ce qu'une vie verrouillée dans un zoo était loin de leur habitat.

Source: AGI

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