Or du Titanic caché sous Hawaï : un gisement colossal découvert, le plus important jamais réalisé
Une équipe allemande découvre des traces de métaux au plus profond des roches volcaniques hawaïennes : selon les chercheurs, une énorme quantité d'or est cachée sous ces terres qui, si elle était extraite, changerait l'économie mondiale
Il existe peut-être une mine d’or titanesque sous Hawaï, une réserve si vaste qu’elle dépasse à elle seule tout l’or jamais extrait dans l’histoire de l’humanité. Ceci est soutenu par un groupe de chercheurs de l'Université de Göttingen, qui ont récemment détecté des traces de ruthénium dans les roches volcaniques hawaïennes : un élément qui, sur le plan géologique, est étroitement lié à la présence d'or. Et si la théorie se confirme, ce serait l’une des découvertes les plus déconcertantes jamais faites d’un point de vue minéral, environnemental et même socio-économique.
Bien que le protagoniste de la découverte soit apparemment le ruthénium, l’or est le véritable élément au centre de l’attention. En fait, l’or et le ruthénium ne sont pas que des métaux précieux : ce sont aussi des frères géologiques, souvent présents dans les mêmes milieux miniers. Et ce n'est pas une coïncidence. Les deux se forment en profondeur et s’élèvent lentement à travers les roches du manteau terrestre.
Des chercheurs allemands ont détecté des quantités importantes de ruthénium et de tungstène dans les roches basaltiques d'Hawaï, des matériaux qui n'auraient pas dû s'y trouver à de telles concentrations… s'ils n'étaient pas venus directement du noyau de la planète, où est censée être stockée la majeure partie de l'or terrestre. C’est un fait choquant, car il suggère que sous la surface de ces îles volcaniques se cache peut-être un gisement d’or sans fin, encore intact, encore inaccessible.
L'un des indices clés est que ces roches n'appartiennent pas seulement à la croûte terrestre, mais proviennent de zones plus profondes du manteau, où la fusion des matériaux a transporté, au fil des époques géologiques, des quantités impressionnantes de métaux nobles.
Il y a suffisamment d'or dans le noyau pour recouvrir la Terre
Les données qui ressortent de ces études sont surprenantes : selon les estimations, 99,99 % de l'or de notre planète se trouve encore dans son noyau, bien sous la croûte terrestre. Il y aurait suffisamment d'or pour recouvrir chaque centimètre de la surface terrestre d'une couche de 46 centimètres d'épaisseur. Mais cette immense richesse reste, du moins pour l’instant, seulement théorique.
En fait, l’extraction n’est même pas possible avec les technologies actuelles. Il faudra des millions d’années pour que cet or remonte lentement à la surface, le rendant ainsi accessible aux êtres humains. Et même dans ce cas, il faudra encore attendre des décennies entre la découverte du gisement et le début des éventuelles opérations d’extraction.
Un exemple éloquent est celui du gisement de Bushveld en Afrique du Sud, découvert à la fin du XIXe siècle, mais qui n’a été réellement exploité que bien plus tard. Les ressources en or, comme nous le savons, ont des origines géologiques et non humaines. Et tout comme notre génération a récolté les fruits des découvertes faites il y a des millénaires, ce nouveau gisement potentiel sera aussi, selon toute vraisemblance, un héritage pour ceux qui nous succéderont.
Un métal qui pourrait perdre de sa valeur ?
Si un jour nous parvenions à accéder à ces immenses réserves d’or, le monde changerait radicalement. L’or, jusqu’ici symbole de puissance, de richesse et de rareté, pourrait devenir aussi courant que le fer. Alors qu’adviendra-t-il de ses usages, de sa valeur, de son poids symbolique ?
La disponibilité de l'or en quantités industrielles pourrait modifier les équilibres économiques mondiaux, créer de nouveaux problèmes environnementaux liés à l'extraction et même modifier notre rapport culturel avec le concept de « précieux ».
Mais pour l’instant, cela reste seulement une possibilité lointaine. Une découverte qui nous invite à réfléchir sur le peu que nous savons de notre planète et sur le fait que, souvent, la vraie richesse ne réside pas dans ce que nous pouvons exploiter immédiatement, mais dans ce que nous apprenons à attendre.
Source : Georg-August-Université de Göttingen
