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La célèbre forêt de bambous de Kyoto a été dégradée par des centaines de sculptures laissées par les touristes

La forêt de bambous d'Arashiyama, l'une des destinations les plus emblématiques du Japon, est attaquée. Près de 350 barils ont été dégradés par des graffitis touristiques comportant des initiales et des messages en caractères latins. Des incisions profondes risquent de tuer les plantes et de compromettre tout l'écosystème du site de l'UNESCO. Le problème, disparu pendant la pandémie, a de nouveau explosé en 2025 avec le retour du tourisme de masse. Kyoto envisage des mesures drastiques, notamment la réduction des tiges endommagées.

Les autorités de Kyoto ont du mal à empêcher les touristes de graver des graffitis dans la célèbre forêt de bambous d'Arashiyama, l'une des destinations les plus emblématiques du Japon.

Une inspection municipale a révélé que près de 350 barils étaient dégradés d'initiales, de messages et de symboles, pour la plupart écrits en lettres romaines. Des dégâts qui menacent sérieusement l'intégrité du site, situé à proximité du temple Tenryuji et reconnu au patrimoine mondial de l'UNESCO. La forêt compte environ 7 000 tiges de bambou, mais beaucoup risquent de mourir.

Les experts préviennent que des incisions profondes peuvent tuer la plante et la faire tomber, compromettant ainsi l’ensemble de l’écosystème. Pour tenter de limiter les dégâts, les employés municipaux ont commencé à recouvrir les graffitis avec du ruban adhésif vert, mais les habitants protestent : ils estiment que cela gâche encore plus la beauté naturelle des lieux.

Le problème du vandalisme avait disparu pendant la pandémie, lorsque le tourisme international s’est arrêté, mais il est réapparu avec force en 2025 avec le retour massif des visiteurs étrangers.

La municipalité de Kyoto envisage désormais une mesure drastique : couper les troncs endommagés pour éviter que la forêt entière ne soit compromise.

Les dirigeants locaux ont lancé un appel sincère :

« Gravez vos souvenirs dans le cœur, pas dans le bambou. »

Un message clair que, pourtant, à en juger par les conditions actuelles de la forêt, de nombreux touristes semblent ignorer complètement.

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