Des cages à la liberté : la nouvelle vie des ours bruns syriens sauvés de la terrible captivité en Arménie
Sauvés de conditions inhumaines, enfermés dans des cages et maltraités, des dizaines d'ours bruns syriens en Arménie sont accueillis dans des centres de réhabilitation pour réapprendre à vivre libres. Un exemple en est Max et Minnie qui profitent désormais des grands espaces et reçoivent des soins vétérinaires après des années de captivité.
Au cœur d'Erevan, la capitale de l'Arménie, des ours bruns syriens vivaient dans des conditions inhumaines, enfermés dans des cours, des sous-sols et même des ateliers. Une mère avec un chiot et un mâle adulte en surpoids et sous-alimenté ont été confinés dans des cages de fortune faites de métal et de grillage, entourées de nourriture pourrie et de déchets. Le manque de soins vétérinaires et les signes de violence physique témoignent clairement de leur longue période de souffrance et de privations.
Les pratiques de détention d'ours sauvages en captivité se sont multipliées en Arménie dans les années 1990, pendant le chaos économique post-soviétique, lorsque les animaux étaient capturés comme symbole de prestige ou d'attraction touristique. Bien que la loi arménienne interdise la détention sans autorisation, son application est depuis longtemps inefficace. Depuis, la situation s'est améliorée grâce aux efforts de la Fondation pour la préservation de la faune et des biens culturels (FPWC), qui a sauvé une trentaine d'ours dans des restaurants, des hôtels, des gares et des maisons privées.
Le chemin de récupération des centres de rééducation
Les ours relâchés sont transférés vers des centres de réhabilitation, comme celui près d'Urtsadzor, à environ une heure d'Erevan. Ici, ils reçoivent des soins vétérinaires, une alimentation équilibrée et des activités visant à stimuler des comportements naturels, comme jouer et chercher de la nourriture. Certains jeunes, s'ils sont socialisés avec modération, peuvent être réintroduits dans des parcs nationaux éloignés, tandis que les adultes longtemps maltraités restent souvent dans des établissements sûrs, où ils apprennent progressivement à réduire leurs comportements compulsifs.
Les opérations de sauvetage sont complexes et nécessitent une collaboration internationale. Le cas de Max et Minnie, deux ours sauvés d'une gare routière, a vu des vétérinaires d'Arménie, d'Iran et du Royaume-Uni coordonner leur transport et leur placement. Max, un mâle de 500 kg, voyageait sur une remorque à chevaux, tandis que Minnie sur une caisse avec de la paille. Désormais, ils profitent tous deux des espaces ouverts et des routines naturelles, où ils se préparent à l’hibernation pour la première fois de leur vie.
Le principal défi est de sensibiliser
Malgré les progrès, le principal défi reste le changement culturel. De nombreux citoyens et lois nécessitent davantage de ressources et de contrôles. Avec la prochaine COP17 en Arménie, le gouvernement et les ONG visent à démontrer une approche plus éthique de la faune sauvage, mais il est clair que la protection à long terme nécessite des structures adéquates et des changements dans la perception du public. Le nouveau centre d'Ushi, plus grand, représente une étape vers la résolution de ces problèmes, en offrant un abri aux ours sauvés et en sensibilisant à l'importance de .
Source : Sauvetage international des animaux / Sauvetage international des animaux
