À Bacoli, le maire inflige une amende au cirque : « non aux endroits où la souffrance animale est spectaculaire » (et les fonds iront à l'aide aux animaux errants)
À Bacoli, le maire inflige une amende au cirque avec des animaux, arrête l'exploitation et utilise les fonds pour aider les animaux errants, un exemple vertueux de responsabilité qui doit être enseigné
Un cirque se présentant comme « Le Colosse aux 100 animaux » a atterri à Bacoli, dans la province de Naples, suscitant immédiatement une polémique en raison de l'affichage illégal d'affiches publicitaires. Le maire, Josi Della Ragione, a dénoncé cette pratique et a décidé d'intervenir rapidement, en imposant de lourdes amendes et en retirant les dépliants de la ville.
Le maire a souligné qu'à Bacoli est interdite l'exploitation des animaux dans les cirques, lieux où la souffrance est rendue spectaculaire. L'intervention ne s'est pas limitée au simple retrait des affiches : les amendes infligées au cirque serviront à soutenir un projet concret, allouant les fonds récoltés aux animaux errants locaux. Della Ragione a déclaré :
Pour faire savoir qu'il est arrivé à quelques kilomètres de chez nous, le cirque a décidé de poser illégalement ses affiches dans toute notre ville. Tous d’excellents ingrédients pour être expulsé immédiatement. Car à Bacoli, non seulement la destruction du cirque avec des animaux est interdite. Un lieu où la souffrance des animaux est rendue spectaculaire. Mais, ici, il est également interdit de médiatiser cette dégradation. Partout où cela arrive. Et nous sommes intransigeants. Pire encore lorsque cela se produit de manière sauvage. Nous prenons donc les mesures nécessaires pour déchirer chacun de ses tracts. Pas avant, évidemment, après lui avoir infligé de lourdes amendes. Je remercie la Police Municipale pour sa prompte intervention. Nous utiliserons l'argent de ce « Colosse » pour aider nos affectueux animaux errants.
Les réactions du monde du cirque
La décision du maire a suscité une réaction du syndicat des activités de cirque, la secrétaire nationale Bianca Montico rappelant l'importance de la légalité et du respect des règles administratives, tout en critiquant les tons dénigrants utilisés à l'égard des entrepreneurs du cirque. Montico a souligné comment de telles déclarations peuvent alimenter un climat d'hostilité médiatique, soulignant la nécessité de faire la distinction entre le contrôle légal et les attaques personnelles.
Un exemple de responsabilité civile
Pourtant, l'initiative de la municipalité de Bacoli doit être saluée car elle met en évidence le fait que les cirques avec des animaux représentent une forme d'exploitation et de souffrance. Agir contre ce type de divertissement, c'est protéger les créatures sans défense, sensibiliser la communauté et promouvoir un spectacle éthique et respectueux de la nature et de la vie animale.
En plus de stopper l'exploitation, les amendes infligées au cirque serviront à un objectif concret : aider les animaux errants locaux. Transformer une violation en opportunité de solidarité fait preuve de prévoyance et de responsabilité, montrant comment la légalité peut aller de pair avec la protection des animaux les plus vulnérables. L'action du maire représente un modèle vertueux : il intervient avec décision et clarté contre les pratiques d'exploitation des animaux. Un exemple que les villes italiennes peuvent suivre.
