Trasporto animale sondaggio

Le transport d'animaux vivants est un enfer : les citoyens italiens sont les plus inquiets d'Europe (et demandent protection)

Transport d'animaux vivants : 90 % des Italiens craignent de souffrir lors de voyages infernaux. Une nouvelle enquête de l'UE plaide en faveur de règles plus strictes et de réformes immédiates

Une nouvelle enquête de l'UE, commandée par l'Eurogroupe pour les animaux, essereanimali et LAV, révèle que les Italiens sont parmi les citoyens les plus sensibles au bien-être des animaux pendant le transport, avec 90 % exprimant de fortes inquiétudes, bien au-dessus de la moyenne européenne de 82 %. Les données seront présentées jeudi au Parlement européen et confirment à quel point la souffrance des animaux voyageurs est un problème ressenti par l'opinion publique.

L'enquête, menée dans neuf pays dont l'Italie, la France, l'Espagne et la Pologne, montre que 80 % des personnes interrogées considèrent que les voyages longue distance sont source de souffrance, notamment pour les animaux fragiles comme ceux non sevrés ou en gestation. Plus de 84 % se déclarent favorables à des règles plus strictes pour la protection des animaux, notamment des limitations ou des interdictions de transport dans des conditions prohibitives.

Risques et conditions extrêmes pendant le transport

Les animaux sont souvent confrontés à de longs voyages en camions ou en cargos, où le manque d’espace, d’eau et de repos provoque du stress, de la déshydratation et parfois la mort. Les températures extrêmes, qui atteignent parfois 50 degrés, représentent un risque supplémentaire, comme le montrent diverses enquêtes de terrain menées par des associations italiennes. Une attention particulière est requise pour les porcelets du Danemark ou les agneaux de Roumanie, destinations italiennes qui impliquent des voyages très longs et fatigants.

Selon les organisations, la sensibilité croissante des citoyens ne se limite pas à de simples inquiétudes : beaucoup se déclarent prêts à supporter des coûts plus élevés tant que les conditions de transport s'améliorent. En outre, 72 % craignent que toute modification réglementaire puisse affaiblir les protections actuelles, ce qui conforte la nécessité de lois plus strictes aux niveaux national et européen.

Vers une réforme européenne

Le moment est crucial : le Parlement européen révise le règlement sur le transport d’animaux vivants. Les propositions actuelles incluent certains changements qui pourraient compromettre l'efficacité des mesures de protection, selon les associations. L'objectif des organismes promoteurs de l'enquête est clair : réduire le transport d'animaux vivants et encourager le transport de viande et de carcasses, réduisant ainsi la souffrance animale.

Plus de 12 000 citoyens ont déjà écrit aux députés européens pour demander des interventions concrètes. La pétition peut être signée ici. Les associations Ère Animali et LAV soulignent combien il est essentiel de reconnaître que les animaux d'élevage ne sont pas des marchandises, mais des êtres sensibles, et d'adopter des réformes ambitieuses pour une réelle protection pendant le transport et dans la production alimentaire.

Source : Être des animaux

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