Le retour d'El Niño en 2026 pourrait nous faire connaître des températures records (et des nuits tropicales en Italie)
El Niño pourrait revenir en 2026 selon la NOAA. Le phénomène climatique risque d’augmenter les températures mondiales et de pousser la planète vers de nouveaux records, faisant de 2027 l’une des années les plus chaudes jamais enregistrées.
Après des mois marqués par des précipitations abondantes et des températures basses dans certaines régions, le climat mondial pourrait bientôt à nouveau changer de direction. Les scientifiques observent en effet attentivement l'évolution du Pacifique tropical, où se forment des conditions qui pourraient favoriser le retour d'El Niño, l'un des phénomènes climatiques les plus influents de la planète.
Selon l’Administration nationale américaine des océans et de l’atmosphère (NOAA), il y a 50 à 60 % de chances que cet événement climatique se produise entre juillet et septembre 2026. Avant cette date, le système climatique connu sous le nom d’ENSO devrait passer de la phase froide de La Niña à une phase neutre entre février et avril. Si ces prédictions se réalisent, le monde pourrait connaître une nouvelle augmentation des températures mondiales et une saison météorologique caractérisée par des phénomènes plus extrêmes.


Qu’est-ce qu’El Niño ?
Le phénomène El Niño se produit lorsque les eaux de surface du Pacifique équatorial oriental et central deviennent plus chaudes que la normale. Ce réchauffement affaiblit les alizés, les vents qui poussent normalement les eaux chaudes vers le Pacifique occidental. Lorsque cet équilibre change, l’énergie stockée dans l’océan est transférée vers l’atmosphère et modifie les modèles climatiques à l’échelle mondiale.
Il en résulte une série d’effets qui peuvent se manifester sur différents continents : sécheresse dans certaines régions tropicales, précipitations intenses dans d’autres et augmentation générale des températures mondiales. Les experts estiment qu’un épisode typique d’El Niño pourrait augmenter temporairement la température moyenne mondiale d’environ 0,1 à 0,2°C. Une valeur apparemment faible, mais suffisante pour pousser le climat mondial vers de nouveaux records.
Les zones les plus à risque sont celles de la Méditerranée, une zone déjà vulnérable à la sécheresse chronique qui pourrait connaître une augmentation des risques d'incendie. En Italie en particulier, nous serions confrontés à une situation inverse : des périodes sèches et très chaudes surtout au sud et sur les îles, tandis qu'au nord des épisodes orageux intenses avec des averses de grêle et des phénomènes violents dus à des contrastes thermiques marqués.
Une planète de plus en plus chaude
Le contexte dans lequel pourrait se développer le prochain El Niño est très différent de celui du passé. Au cours des dernières décennies, les activités humaines ont déjà augmenté la température moyenne de la planète d’environ 1,3 à 1,5 °C par rapport à l’époque préindustrielle. Cela signifie qu’un nouvel épisode du phénomène pourrait encore amplifier la chaleur. Il n’est pas surprenant que les années El Niño soient souvent parmi les plus chaudes jamais enregistrées. Un exemple récent nous vient de la période biennale 2023-2024, où l’événement climatique a contribué à faire de 2024 l’année la plus chaude de l’histoire des observations météorologiques.
Parce que 2027 pourrait être l'année décisive
Si El Niño se développe au cours du second semestre 2026, l’effet maximal sur les températures mondiales pourrait survenir quelques mois plus tard. Généralement, en effet, l'augmentation thermique maximale est enregistrée environ trois mois après l'intensification du phénomène. C’est pour cette raison que de nombreux climatologues estiment que 2027 pourrait devenir une nouvelle année record en matière de chaleur mondiale.
Les observations les plus récentes montrent déjà des signes inquiétants : dans certaines zones du Pacifique oriental, près des côtes du Pérou et de l'Équateur, les températures de l'eau ont atteint des valeurs jusqu'à 1,5°C au-dessus de la moyenne. Ce n’est pas encore une certitude, mais pour les scientifiques, c’est un signal qui mérite attention. Sur une planète de plus en plus chaude, même un changement relativement minime dans les océans peut devenir un facteur susceptible de modifier le climat mondial.
Source : NOAA
