Ragno Pink Floyd 2

L' »araignée Pink Floyd » découverte : elle vit dans les murs et attrape des insectes six fois plus gros qu'elle (et son nom est un hommage à l'album The Wall)

L' »araignée Pink Floyd » découverte en Colombie, avec le nom scientifique Pikelinia floydmuraria : elle vit dans les fissures des murs et capture des insectes beaucoup plus gros qu'elle grâce à une technique spéciale

Dans le vaste univers des arachnides, vient d’apparaître un nom destiné à attiser la curiosité même de ceux qui n’aiment pas particulièrement les araignées. Elle s'appelle Pikelinia floydmuraria et est une nouvelle espèce découverte en Colombie par un groupe de chercheurs sud-américains. Mais ce qui rend ce petit prédateur spécial, ce n'est pas seulement sa capacité à chasser : son nom est en fait un hommage direct au légendaire Pink Floyd et à son album le plus emblématique, Le Mur. La référence est double. D'un côté « floyd » rappelle le groupe historique britannique, de l'autre « muraria » fait référence à la fois aux murs à l'intérieur desquels vit l'araignée et à l'imagerie évoquée par le célèbre album publié en 1979.

Il vit caché dans les fissures des maisons

Le nouvel arachnide appartient à la famille des Filistatidae, des araignées connues pour construire des toiles à l'intérieur des fissures, des fissures et des petites crevasses. Ce n'est pas un hasard si en anglais on les surnomme « crevice weavers ». Pikelinia floydmuraria il ne mesure que 3 ou 4 millimètres, des dimensions si petites qu'il le rend presque invisible à l'œil nu. Il a été identifié dans le département de Tolima, en Colombie, après des observations très approfondies, précisément parce qu'il passe sa vie caché entre les murs, les cavités et les surfaces urbaines. Les chercheurs le définissent comme un animal synanthropique, c'est-à-dire parfaitement adapté aux environnements fréquentés par l'homme. En pratique, il vit à nos côtés, souvent sans que nous nous en rendions compte.

Le prédateur urbain qui exploite les lumières artificielles

Malgré sa taille microscopique, cette araignée s’est révélée être un chasseur étonnamment efficace. En fait, il peut capturer des insectes jusqu’à six fois plus gros que son corps, notamment des mouches, des moustiques et des fourmis. Selon les chercheurs, le secret réside dans sa stratégie de chasse. L’araignée construit ses toiles à proximité de lumières artificielles, profitant du va-et-vient constant des insectes attirés par les lampes nocturnes. Une sorte de piège urbain parfait, qui transforme les fenêtres éclairées et les murs de la ville en véritables points de rassemblement de proies. Ce comportement pourrait également avoir un impact écologique intéressant, en contribuant au contrôle naturel de certains insectes considérés comme nuisibles en ville.

La nouvelle espèce a été décrite dans une étude publiée dans la revue scientifique Zoosystématique et évolution et représente le deuxième animal dédié à Pink Floyd après une espèce de crevette découverte ces dernières années. Outre l'aspect curieux du nom, Pikelinia floydmuraria cela montre aussi à quel point la biodiversité urbaine est encore peu connue. Même dans les fissures d’un mur, parmi le béton et les lumières de la ville, des espèces jamais observées auparavant peuvent se cacher. Et cette fois, ce qui nous a surpris, c’est une petite araignée à l’âme de roche.

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