Les super riches ont une dette climatique de 1 000 milliards de dollars par an (mais les plus pauvres en paient les conséquences)
Les 0,01 % les plus riches de la planète accumulent une dette climatique proche de 1 000 milliards de dollars par an, principalement grâce à des investissements à forte intensité de carbone.
Alors qu’il est demandé aux citoyens de changer leurs habitudes et de réduire leur consommation, il reste une infime tranche de la population mondiale qui continue de peser de manière disproportionnée sur le climat. Combien Selon un nouveau rapport de Greenpeace Afrique, la dette climatique accumulée chaque année par les 0,01 % les plus riches de la planète avoisine les 1 000 milliards de dollars.
Les super riches ont déjà consommé tout le CO2 qu'ils méritent au cours des 10 premiers jours de 2025
Un chiffre colossal qui représente la valeur économique des dommages climatiques liés aux émissions générées au-delà d’un quota jugé juste et compatible avec l’objectif de contenir le réchauffement climatique à 1,5°C.
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Qu’est-ce que la dette climatique ?
C’est le coût des dommages causés par les émissions de gaz à effet de serre qui dépassent la juste part de carbone compatible avec l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C. La « dette climatique basée sur la propriété » mesure la responsabilité climatique liée à la propriété d’entreprises, d’actions et d’investissements à forte intensité de carbone. En d’autres termes : qui possède et profite des activités qui génèrent le plus d’émissions ?


Mais pourquoi se concentrer sur les super riches ? Parce que la dette climatique est fortement concentrée dans les segments les plus élevés de la richesse mondiale. Les 0,01 % les plus riches de la population possèdent une part disproportionnée des actifs polluants et, par conséquent, une très grande responsabilité climatique.
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Le rapport
Le fait le plus intéressant concerne peut-être l’origine de cet impact : ce ne sont pas seulement les yachts, les jets privés ou la consommation de luxe qui font la différence. Ce sont surtout les investissements qui pèsent le plus. En fait, le rapport estime que la dette climatique liée aux actifs et aux investissements des 0,01 % les plus riches de la population mondiale – les personnes dont les actifs dépassent 38 millions de dollars – s'élève à environ 992 milliards de dollars par an. Celui associé à la consommation s’arrête en revanche à 405 milliards.


En d’autres termes, le problème n’est pas seulement la façon dont vivent les super riches, mais surtout où ils investissent leur argent.
Selon Greenpeace, la crise climatique est aussi une crise de concentration des richesses. C’est pourquoi les politiques climatiques devraient commencer à prendre en compte non seulement les émissions produites par les industries et les consommateurs, mais également celles liées aux actifs financiers importants et aux participations dans des entreprises à forte intensité de carbone.
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Les chiffres aident à comprendre l’ampleur du phénomène : en 2022, chaque individu appartenant aux 0,01 % les plus riches était associé à une dette climatique moyenne de plus de 1,24 million de dollars provenant de ses investissements, soit plus du double des quelque 507 000 dollars attribués à la consommation personnelle.
Pour Greenpeace, ces données renforcent la nécessité d’appliquer concrètement le principe du « pollueur-payeur ». Taxer les richesses extrêmes et les investissements les plus polluants pourrait en effet contribuer à couvrir une part significative des besoins financiers nécessaires pour accompagner la transition écologique et aider les pays les plus vulnérables à faire face aux impacts de la crise climatique, estimés à au moins 1 000 milliards de dollars par an.
Nous découvrons que l’impact climatique des super riches est bien plus grave que nous l’imaginions – observe Clara Thompson de Greenpeace International. Une déclaration qui remet au centre d’une question de plus en plus difficile à ignorer : si la crise climatique touche tout le monde, qui doit réellement en supporter les coûts ?
Pour l’organisation environnementale, la réponse est claire. Les gouvernements devraient introduire des systèmes fiscaux plus efficaces à l’encontre des très riches et des entreprises les plus responsables des émissions, tout en renforçant la transparence fiscale et la lutte contre l’évasion fiscale.


Car, alors que des millions de personnes subissent des sécheresses, des inondations et des vagues de chaleur de plus en plus intenses, une part substantielle de la facture climatique continue d’être générée par une très petite élite mondiale.
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ICI le rapport complet.
