Leone Clarence

Adieu à Clarence : le lion du Wingham Wildlife Park sauvé d'un cirque en 2012 décède à l'âge de 19 ans

Le Wingham Wildlife Park pleure la mort de Clarence le lion, sauvé d'un cirque en 2012 avec son frère Brutus. L'animal portait encore les signes du traumatisme qu'il avait subi

Au revoir à Clarence, le puissant lion qui vivait au parc animalier de Wingham depuis des années est décédé lundi matin dernier. Né en décembre 2007, il a passé ses premières années de vie sous les chapiteaux d'un cirque ambulant dans le sud de la France, subissant des traumatismes qui marqueront à jamais son corps. En février 2012, grâce à une opération de sauvetage complexe impliquant le sanctuaire Tonga Terre D'accueil à Lyon, le félin franchit les portes de l'établissement britannique situé dans le Kent, entre Canterbury et Sandwich. Il n'était pas seul : à côté de lui se trouvait son frère Brutus, compagnon d'infortune et de renaissance, tragiquement décédé en 2022. Les deux frères furent les pionniers du parc, les premiers fauves sauvés à piétiner l'herbe de la réserve.

Les signes du passé et l’extraordinaire résilience d’un guerrier

Le passé de Clarence en tant que prisonnier avait laissé des blessures indélébiles que les vétérinaires ont guéries mais n'ont pas effacées. Le lion arborait une profonde lacération à la hanche et une cicatrice visible au-dessus de l'œil, qui le rendait partiellement aveugle depuis sa jeunesse. Malgré ses handicaps physiques, il a toujours été un animal fort, curieux et incroyablement résistant, capable de ne pas se laisser définir par la cruauté qu'il a subie. Pendant plus de quatorze ans, il a vécu entouré d'une affection totale, reconquérant sa dignité biologique et devenant le symbole du parc pour des milliers de visiteurs et de bénévoles.

Le choix final en signe de compassion

Ces dernières semaines, l’âge avancé a commencé à faire des ravages. A l'approche de ses 19 ans, une étape remarquable pour son espèce en captivité, le grand prédateur montre une détérioration physique progressive. Le personnel médical et soignant l'a soumis à une surveillance continue, appliquant tous les protocoles thérapeutiques pour soulager la douleur et préserver la qualité de sa vie quotidienne. Lorsqu’il est devenu clair que les traitements n’étaient plus suffisants, l’équipe a pris la décision la plus douloureuse mais la plus compatissante : procéder à une euthanasie contrôlée. Le prédateur est décédé paisiblement, entouré des personnes qui prenaient soin de lui au quotidien.

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