sversamento petrolio tobago

Catastrophe environnementale due à une marée noire, la marée noire dévaste le récif de corail de Trinité-et-Tobago

Effroyable catastrophe environnementale dans les Caraïbes : une énorme quantité de pétrole détruit la barrière de corail et les plages immaculées de l’île de Tobago. Mais personne ne sait encore d’où vient le mystérieux navire naufragé et ce qu’il transporte.

C’est une course contre la montre sur les côtes de l’État insulaire Trinité-et-Tobago, dans les Caraïbes, pour atténuer les effets dévastateurs d’une marée noire. Le terrible accident, qui reste entouré de mystère, s’est produit mercredi dernier, au large de Tobago, lorsqu’un navire s’est échoué et a chaviré, libérant une énorme quantité de pétrole brut. L’huile s’est rapidement déversée au moins 15 kilomètres, compromettant certaines des plages immaculées de l’île.

Les images arrivant du lieu du sinistre, montrant la marée noire obscurcissant les eaux cristallines, sont vraiment angoissantes :

Suite à l’incident, des centaines de bénévoles font tout leur possible pour tenter de sauver l’écosystème. Armés de pelles, ils s’efforcent d’éliminer le pétrole du rivage et de sauver les poissons, les oiseaux de mer et d’autres animaux sauvages, tandis que les plongeurs tentent d’arrêter la marée noire. Malheureusement, le mal est fait : une partie du riche récif corallien de la zone a été compromise, comme l’ont annoncé les autorités locales.

Hier, le Premier ministre de l’État insulaire, Keith Rowley, a déclaré l’état d’urgence national. La catastrophe relève actuellement du niveau 2, mais le niveau 3 (le plus élevé utilisé pour classer les catastrophes environnementales) pourrait bientôt être déclenché.

Ce qui s’est passé au large de Tobago reste encore à élucider. Le bateau mystérieux Le Gulfstream, naviguait sous un pavillon non identifié et n’a effectué aucun appel d’urgence. Comme l’a rapporté l’agence de gestion des urgences de l’île, personne n’a été trouvé à bord et on ne peut exclure que le navire soit impliqué dans des affaires illicites.

« Nous ne savons pas à qui il appartient. Nous n’avons aucune idée d’où il vient, et nous ne savons même pas tout ce qu’il contient », a admis le Premier ministre Keith Rowley.

Ce que l’on sait, c’est que l’urgence environnementale liée à la marée noire est toujours hors de contrôle et que ses conséquences néfastes sur le délicat écosystème, notamment sur la barrière de corail, pourraient durer des années.

Sources : TEMA/THA

A lire également