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Eau traitée dans les bars et restaurants, irrégularités dans plus d'un contrôle sur deux : ce que le Nas a constaté

Filtres, microfiltres et systèmes pour rendre l'eau du robinet plus agréable : mais dans quelle mesure celles servies dans les bars ou les restaurants sont-elles sûres ? Les contrôles NAS ont révélé 147 non-conformités sur 272 inspections

Lorsqu’on nous sert de l’eau en carafe ou en bouteille avec le nom ou le logo de l’établissement dans un bar ou un restaurant, cela ne veut pas forcément dire qu’il s’agit d’eau minérale mise en bouteille à la source. Dans de nombreux cas, il peut s'agir d'eau potable provenant du réseau public, soumise directement en exploitation à un ou plusieurs traitements, tels que filtration, microfiltration, adoucissement, réfrigération ou carbonatation, avant d'être servie aux clients.

C'est ce qu'on appelle communément l'eau traitée. L'eau de départ est donc celle de l'aqueduc, déjà potable, mais est modifiée grâce à un système spécial avant administration, par exemple pour améliorer son goût, réduire certaines substances ou la rendre naturelle ou gazéifiée. Mais c'est précisément parce qu'un système de traitement entre en jeu que celui-ci doit également être correctement géré et soumis à l'entretien nécessaire.

Et c'est précisément sur cet aspect que se sont concentrés les contrôles des carabiniers Nas, qui ont mené en juillet une vaste campagne dans toute l'Italie pour vérifier les méthodes avec lesquelles ces eaux sont traitées, mises en bouteille et servies dans les bars et restaurants.

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Contrôles NAS sur l'eau traitée

La campagne a été menée du 1er au 31 juillet 2026 par les Carabiniers Nas, en accord avec le Ministère de la Santé, dans le but de vérifier comment les eaux dites traitées sont mises en bouteille et administrées dans les établissements de restauration.

Au cours de l'opération, 272 inspections ont été réalisées dans toute l'Italie et 53 échantillons ont été prélevés pour analyse en laboratoire.

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Le bilan a mis en évidence 147 situations non conformes, correspondant à 54% des contrôles. Par ailleurs, 126 personnes ont été signalées aux autorités administratives et sanitaires compétentes.

Les irrégularités constatées ont donné lieu à un total de 256 violations. L'une d'elles avait une portée pénale et a été contestée pour commerce de produits alimentaires avec de fausses indications. Les 255 autres infractions étaient de nature administrative, avec des amendes pour un montant total d'environ 175 mille euros.

Les problèmes rencontrés par le NAS ne concernaient donc pas seulement les caractéristiques de l'eau, mais également divers aspects liés à sa gestion et à son administration. Parmi les irrégularités, des indications incorrectes pour la vente et l'administration de produits non préemballés ont été identifiées, ainsi que des déficiences hygiéniques, structurelles, procédurales et d'autorisation.

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Il s'agit d'un élément important pour interpréter correctement le chiffre de 54 % : cela ne signifie pas que plus de la moitié des eaux contrôlées étaient contaminées ou dangereuses. Le pourcentage fait référence aux situations non conformes constatées lors des inspections, qui comprenaient différents types de violations.

Lors des contrôles, 2 mille litres d'eau potable non filtrée et 7 équipements non conformes utilisés dans le traitement des eaux ont également été saisis.

Toutefois, pour 10 entreprises, la suspension de l'activité a été ordonnée en raison de défauts d'hygiène, de structure et/ou d'autorisation. La valeur commerciale globale des activités concernées par la provision a été estimée à environ 4,7 millions d'euros.

Pourquoi l'entretien des filtres est si important

Le fait que l'eau provienne du réseau public et soit potable ne signifie pas que le traitement effectué ultérieurement dans un bar ou un restaurant puisse être géré sans précautions particulières.

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En effet, une fois entrée dans le système, l’eau doit continuer à répondre aux exigences de sécurité. C'est pour cette raison qu'un entretien correct de l'équipement est essentiel : les filtres et autres composants, s'ils ne sont pas gérés et remplacés selon les procédures établies, peuvent eux-mêmes devenir une source possible de contamination.

Les systèmes utilisés dans la restauration peuvent inclure différents systèmes, de la filtration et de la microfiltration au traitement au charbon actif, jusqu'à l'osmose inverse, la réfrigération et la carbonatation. Chacun de ces systèmes nécessite une gestion adéquate et des contrôles périodiques.

L’opération NAS attire ainsi l’attention sur une distinction souvent peu évidente pour ceux qui consomment de l’eau à l’extérieur du domicile : traiter l’eau ne signifie pas nécessairement améliorer sa qualité.

L'eau arrivant du réseau est déjà soumise aux contrôles requis pour garantir sa potabilité. Un traitement ultérieur peut modifier des caractéristiques telles que le goût, l'odeur ou la teneur de certains composants, mais ne rend pas automatiquement l'eau plus sûre.

En effet, si l'installation n'est pas correctement entretenue, le système de traitement peut introduire de nouveaux risques. C'est précisément pour cette raison qu'outre la qualité de l'eau entrante, il est essentiel de considérer la manière dont sont gérés les équipements par lesquels elle passe avant d'arriver dans le verre du client.

Sources : Nas/Ansa

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