Niscemi frana

Glissement de terrain à Niscemi, les destructions continuent : un immeuble de trois étages s'effondre également (et il continue de pleuvoir)

Ce n'est pas fini à Niscemi, les glissements de terrain de ces derniers jours continuent de faire des dégâts, et il pleut sans arrêt dans la région depuis 48 heures. Il y a peu de temps, un immeuble de trois étages s'est effondré : il était en équilibre et évacué il y a quelque temps, mais il y a des destructions supplémentaires.

Le glissement de terrain de Niscemi continue de semer la destruction : il y a peu de temps, un immeuble de trois étages s'est effondré. Elle était en jeu et évacuée il y a quelque temps, mais les catastrophes s'ajoutent à une zone déjà dévastée. Et il pleut sans arrêt depuis 48 heures.

Niscemi coule, 1000 personnes déplacées par un énorme glissement de terrain : images de la commune sicilienne divisée en deux

Les glissements de terrain

La semaine dernière, la municipalité de Niscemi, dans la province de Caltanissetta, a connu des moments de terreur : deux glissements de terrain rapprochés ont compromis les liaisons routières et contraint des centaines de personnes à quitter leurs maisons. Le dernier glissement de terrain, celui du dimanche 25 janvier, dans le quartier Saintes Croixa aggravé une situation déjà critique après un précédent glissement de terrain survenu dix jours plus tôt.

Par mesure de précaution, les autorités ont ordonné l'évacuation d'environ 1 000 habitants des zones considérées à risque, et les personnes déplacées ont été orientées vers des centres d'accueil temporaires. Les écoles ont été fermées, même si les enfants et les jeunes sont désormais retournés dans les salles de classe.

L'effondrement d'un immeuble de trois étages

Comme le rapportent les portails locaux, un immeuble de trois étages en plein quartier de Sante Croci, l'un de ceux qui se dressaient sur la crête de Niscemi, s'est effondré. Il se trouvait à quelques mètres de l'image symbolique de la voiture sur le précipice. Une énième destruction dans une commune dévastée.

Mais malheureusement, cela ne s'arrête pas là : à Niscemi, il pleut depuis 48 heures consécutives et d'autres bâtiments risquent de s'effondrer et de s'effondrer lentement. Le signe d’un pays qui est littéralement en train de mourir.

Niscemi, la ville mourante : ce glissement de terrain est une énorme blessure qui dévoile des décennies d'abandon

Changement climatique et consommation des terres

Et malheureusement, ce dernier effondrement (qui n'est peut-être pas le dernier) n'est pas une surprise : le 28 janvier, le chef de la Protection Civile, Fabio Ciciliano, a signalé que le glissement de terrain était (et est) toujours actif.

(…) non seulement ce que nous voyons s'effondre, mais toute la colline qui descend vers la plaine de Gela

Et non, ce n’est pas un malheur dû à la malchance : c’est l’une des conséquences de plus en plus fréquentes du changement climatique et de la mauvaise consommation des terres, avec l’activité illégale de construction irresponsable qui y est associée.

Ce n'est pas un mauvais temps, l'Italie tout entière est désormais devenue le triste théâtre d'événements extrêmes, des tempêtes de grêle records dans la vallée du Pô aux inondations dans la région des Marches, en passant par le dernier cyclone dévastateur Harry dans le sud.

Et les conséquences ne sont pas le fruit du hasard.

Le sol sableux – explique Riccardo Ferraro de la Société italienne de géologie environnementale – présente un angle de résistance au cisaillement d'environ 35 degrés, tandis que la pente atteint des inclinaisons allant jusqu'à 85 degrés. Une condition contre nature, vouée à se rééquilibrer tôt ou tard. Les pluies intenses et Cyclone Harry ils ont accéléré un processus déjà en cours, saturant les couches superficielles d'eau et déclenchant des glissements

Ce qui s'est passé à Niscemi est la conséquence « naturelle » d'une mauvaise gestion du territoire : risque hydrogéologique ignoré et, dans plusieurs cas, pratiques de construction illégales qui se poursuivent sans relâche dans le Sud.

Un mélange mortel : la crise climatique frappe durement mais là où tout est plus fragile, elle l’est encore plus.

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