Fugatti indagato

Le gouverneur Fugatti acquitté par le tribunal de Trente pour l'assassinat cruel de l'ours M90 : « l'acte ne constitue pas un crime »

Le Tribunal de Trente acquitte Fugatti pour le meurtre de l'ours M90 : le fait ne constitue pas un crime selon les juges, mais les associations de défense des droits des animaux n'abandonnent pas et sont prêtes à de nouvelles actions

Le tribunal de Trente a acquitté le président de la province autonome, Maurizio Fugatti, de l'accusation d'avoir tué un animal de manière cruelle ou inutile. Au centre du procès se trouve l'histoire de l'ours M90, abattu en février 2024 après avoir été jugé problématique.

Le juge a estimé que « ce fait ne constitue pas un crime », rejetant la thèse de l'accusation selon laquelle l'animal aurait été tué sans sédation, élément considéré comme central du crime. Avec cette décision prend fin le premier degré d’une affaire qui a suscité un débat public bien au-delà des frontières du Trentin.

Le meurtre et les raisons

M90 était un jeune spécimen, âgé d'environ deux ans et demi, qui avait commencé à s'approcher fréquemment des zones habitées. Le tournant s’est produit le 28 janvier 2024, lorsque l’ours a poursuivi deux personnes sur quelques mètres dans la commune de Mezzana.

Quelques jours plus tard, le 6 février, Fugatti signait l'arrêté de réduction. L'intervention a été réalisée rapidement par les gardes forestiers du Val di Sole. Pour la Province, il s'agissait d'une mesure nécessaire pour garantir la sécurité publique, conformément aux procédures établies dans les cas considérés à risque.

Les critiques des associations

Les associations de défense des animaux ont eu un avis complètement différent, se constituant partie civile pour demander une indemnisation de 300 mille euros, qui a ensuite été rejetée par le tribunal. Selon ces organisations, l'assassinat s'est produit en violation des mêmes règles adoptées pour la gestion de la faune.

Au centre des critiques se trouve également le contexte dans lequel le M90 ​​évoluait. L'ours, affirment-ils, fréquentait les zones urbaines parce qu'il était attiré par les poubelles non protégées, une situation qui aurait favorisé l'habitude de la présence humaine. Dans cette lecture, l’animal n’aurait pas été dangereux au sens strict, mais serait le résultat d’une gestion inefficace du territoire.

Une décision qui ne clôt pas le dossier

La formule d'acquittement ne remet pas en cause les faits, mais exclut la présence de l'élément subjectif du crime. Un détail technique qui laisse cependant ouvert le débat public et juridique. Les associations ont déjà annoncé de nouvelles initiatives, en attendant les motifs de la condamnation, qui seront déposées dans les prochaines semaines.

L'objectif est d'évaluer un éventuel recours et de poursuivre ce qu'ils définissent comme une bataille pour la protection des animaux sauvages. En attendant, l’affaire M90 ​​reste le symbole d’un affrontement plus large : celui entre sécurité humaine et coexistence avec la faune sauvage, un équilibre encore difficile à trouver et trop souvent résolu brutalement par des massacres et des abattages.

Source : Service de Presse de la Province de Trente / LAV

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