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Porcs mutilés et abandonnés parmi les rats et les carcasses : voici l'enfer caché dans une ferme intensive en Émilie-Romagne

Greenpeace dénonce les graves conditions d'une agriculture intensive à Bondeno, Ferrare, avec des épisodes d'agression animale, de cannibalisme, d'infestations de rats et de porcs blessés et maltraités. L'enquête révèle également la présence de carcasses abandonnées et dans un état de décomposition avancé.

Attaques et épisodes de cannibalisme chez les porcs, prolifération de rats et de carcasses laissées pourrir, porcs mutilés et dans un état critique. Le nouveau rapport de Greenpeace Italie met en lumière une nouvelle enquête choquante sur un élevage intensif de la province de Ferrare, qui fournit des porcs à Pellegrina, une entreprise du groupe Veronesi.

Les images et vidéos collectées par l'Association montrent une réalité de des souffrances et des abandons que nous pouvons difficilement imaginer. Dans cette ferme, porcs blessés, infestations de rats e les cas de cannibalisme chez les animaux ne sont que quelques-unes des horreurs documentées.

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Un chien de garde vivant entre les barreaux de sa prison, un cochon mangeant la carcasse d'un autre : des images qui nous font réfléchir et secouent notre conscience.

Les conditions de vie difficiles des animaux

Les données sont alarmantes : des infestations de rats qui circulent librement parmi les animaux, les exposant ainsi que les travailleurs à de graves risques d'infections et de zoonoses. Mais ce n'est pas seulement cela. Les images révèlent des animaux grièvement blessés, avec des blessures aux oreilles, des queues coupées et des hernies ombilicales non soignées. La plupart de ces animaux ne reçoivent aucun soin médical. Pourtant, ce n’est pas seulement la douleur physique qui les affecte, mais aussi la douleur psychologique résultant des conditions de stress extrêmes auxquelles ils sont soumis.

Des images plus effrayantes montrent également des carcasses de porcs abandonnées, dont une en état de décomposition avancée, mangées par d'autres animaux. Ces comportements ne sont pas l’effet d’une seule erreur, mais le résultat d’un système qui privilégie la maximisation des profits, ignorant le bien-être des êtres vivants impliqués.

Comme nous le savons désormais, cette enquête n’est pas un cas isolé. Greenpeace avait déjà dénoncé d'autres structures liées au groupe Veronesi, dont une ferme à Mantoue, saisie intervenue en novembre dernier. Dans ce nouveau cas, l'exploitation agricole de Bondeno, Società Cascone, apparaît parmi les plus grands émetteurs d'ammoniac d'Italie, contribuant de manière significative à la pollution de l'environnement et à la santé du territoire.

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De grandes entreprises comme Veronesi et ses fournisseurs engrangent d'énormes profits tandis que le public, par le biais du Fonds agricole européen (PAC), finance indirectement des pratiques non durables qui nuisent à notre environnement, à la santé animale et à la qualité de vie des personnes, indique le rapport.

Un modèle de production non durable

Ce ne sont pas seulement les animaux, mais l’écosystème tout entier qui paie le prix de ce modèle intensif. Les énormes quantités de l'ammoniac émis par ces plantes contribue à la pollution de l'air, des sols et de l'eau. Les ressources naturelles sont exploitées sans discernement pour produire de l’alimentation animale, tandis que le territoire environnant, souvent déjà fragile, subit des dégâts irréversibles.

Le modèle d'agriculture intensive non seulement ignore le bien-être des animaux, mais porte également atteinte à l'environnement, créant des coûts environnementaux et sociaux qui pèsent sur l’ensemble de la communauté. Il s’agit d’un système qui concentre les profits entre les mains de quelques-uns et laisse en héritage un désastre environnemental et sanitaire auquel personne ne veut faire face.

Greenpeace ne s'arrête pas là. Avec le soutien d’autres organisations, il a présenté le projet de loi à la Chambre des députés »Au-delà de l’agriculture intensive« , pour transformer notre système agroalimentaire en un modèle qui privilégie les méthodes agroécologiques, réduit la consommation de viande et place les petits agriculteurs et la santé de notre planète au centre. Cette approche améliorera non seulement la vie des animaux, mais aussi celle des personnes et de l'environnement qui nous entourent.

Quant à nous ? Il est temps de changer nos habitudes alimentaires. Notre responsabilité est de choisir des aliments respectueux de l’environnement, des animaux et de notre santé.

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